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Blog de la section du Cap Corse du PCF

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LE PRIX D'UNE POLITIQUE DE CLASSE

Le prix d’une politique de classe                                              undefined

La cote de Sarkozy recule

En faire des tonnes et toujours plus, focaliser en permanence l’attention des médias : la recette à l’américaine du président commence à s’épui­ser devant la réalité. La cote de confiance de Sarkozy recule de 7 points selon le baromètre CSA-Le Parisien et moins de la moitié (48 %) l’applaudissent.

Le décrochage est le plus marqué parmi les moins de 24 ans et les ouvriers (65 % de défiance pour ces deux catégories). Fin décembre, la politique gouvernementale était jugée “ mauvaise ” par un Français sur deux et le baromètre BVA enregistre une baisse de 26 % de popularité durant le dernier trimestre. Un tour de chameau n’efface pas les tours de cochon que le gouvernement multiplie. Temps de travail, retraites, pouvoir d’achat, franchises médicales, prix de l’essence… Le président s’était fait élire en promettant de “ gagner plus ”... mais il ne s’y engageait sans doute qu’à l’égard de ses amis du CAC 40. Ces derniers ont à la fois la galette et la fève.

Le moral économique des ménages est au plus bas depuis mai 2006, vient de relever l’INSEE. Pas étonnant. La croissance est révisée à la baisse, les salaires sont bloqués bien que l’inflation progresse, le prix des carburants va battre des records. Devant l’incapacité de Ségolène Royal à incarner une alternative – elle avait baissé pavillon sur le SMIC, les 35 heures, les libertés – une majorité d’électeurs ont fait le pari que, peut-être, un surcroît de libéralisme marié au volontarisme améliorerait leur situation personnelle. Las, c’est de mal en bien pis. Et la farce des notations de ministres ne peut faire oublier la chasse aux chômeurs, le dépeçage des services publics, les milliers de postes d’enseignants supprimés.

Après huit mois de Sarko cirque, un deuxième acte s’ouvre pour cette présidence avec pour horizon les élections municipales et cantonales. L’Élysée a décidé de politiser le scrutin, reconnaît Fillon, et de s’investir à fond dans cette campagne que vont livrer directement une dizaine de ministres et de secrétaires d’État. Pour brouiller les cartes et éviter un débat de fond, des opérations de débauchage se préparent dans la gauche à convictions variables ou parmi les amis de François Bayrou que ne tente pas une traversée du désert. Des noms de dirigeants socialistes sont même cités. Raison de plus pour que les progressistes et l’électorat populaire choisissent partout un rassemblement nettement à gauche et des candidats qui ne risquent pas de terminer dans les fourgons de l’UMP.

En tout cas, ces élections pèseront lord sur l’avenir. Sarkozy en espère un blanc-seing. Il serait périlleux pour le pays de le lui signer n

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