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Blog de la section du Cap Corse du PCF

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"Je suis de la race de ceux qu'on opprime"(A. Césaire)

                                                                                                         

« Je suis de la race de ceux qu’on opprime. » Aimé Césaire   

 Aimé Césaire, membre du PCF ? Il semble que le quotidien  « La Corse » ne  sache pas que le poète en fut. Dans son édition du 18 avril 2008, il n’en est fait mention nulle part. Pourquoi ? 
D’habitude quand un grand intellectuel quitte le PCF, on le crie sur tous les toits…Pas cette fois ! Mais il est vrai que poète de na négritude  était un anticolonialiste convaincu et que les déclarations de N.Sarkozy sur les bienfaits (sic) de la colonisation  étaient plutôt mal passées du côté de Fort de France… C’est cependant le même homme, défenseur des « bienfaits » de la colonisation, et devenu Président de la République,  qui  vient de déclarer qu’il fut « un symbole d’espoir pour tous les peuples opprimés. » (sic)

Sur le site huma.fr, on peut trouver l’article que Aimé Césaire publia le 28 avril 1948 au lendemain de la commémoration du centenaire de l’abolition de l’esclavage,   et   la lettre adressée à Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, en octobre  1956, quelques mois après la publication du rapport Khrouchtchev qui révéla les crimes de Staline, et  dont nous citons le début, significatif de l’engagement,   "Je crois en avoir assez dit pour faire comprendre que ce n’est ni le marxisme ni le communisme que je renie, que c’est l’usage que certains ont fait du marxisme et du communisme que je réprouve."

 

    Pour les gens de ma génération qui regardaient,  par-dessus le casque colonial,  au-delà du rose des cartes de géo sur  «  l’empire français » et de la soutane blanche des missionnaires, et alors que la guerre coloniale sévissait en Algérie,  il fut,   comme Frantz Fanon, Ho Chi Minh, Patrice Lumumba, Fidel,  Mandela et quelques autres,  une sorte d’éveilleur à la conscience universelle. Une place aussi importante que celle de Marx, d’Engels et de  Lénine.

 

                                                                     
                                                                         
                                                                                              U cursinu rossu      

 

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