Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Blog de la section du Cap Corse du PCF

Publicité

HUMEUR : Le bouddhisme bobo

Humeur

LE BOUDDHISME BOBO

 

 

Voilà qu'on nous refait le coup de la pensée bouddhiste. A la manière de Elle, quand, sortis des salades folles, des vacances aux Seychelles et des fausses audaces sexuelles, les journalistes invitent les lectrices à la transcendance pour qu'elles voient si ça fait du bien. Avec, cette semaine, Télérama roulant des yeux devant Mathieu Ricard, moine bouddhiste façon Tintin au Tibet et traducteur du Dalaï-Lama. Voir son impayable portrait, sans profondeur de champ afin de faire ressortir les yeux fixes, et sans profondeur tout court. Vive la spiritualité beauf ! Celle des Droits de l'Homme de droite, bien-pensante et surtout bien sélective.

Le lieu n'est pas ici de présenter le bouddhisme dans sa complexité et ses multiples aspects philosophico-religieux mais d'attirer l'attention sur un aspect généralement ignoré de ses laudateurs du XVe arrondissement : Bouddha fut un homme du renoncement et qui détestait les femmes, ce qui va généralement ensemble dans les religions monothéistes et les systèmes de pensée réputés « spirituels ».

De son nom Gautama, prince Siddharta, Bouddha est un personnage historique attesté qui a vécu vers le VIe siècle avant notre ère. En fait « Bouddha » est un titre qui désigne un personnage « éveillé », ayant atteint le nirvana, c'est-à-dire, l'absence de désir, ce qui est au passage une manière adroite et commode de ne manquer de rien. Un bodhisattva est un « aspirant à l 'éveil ». Le Bouddha dont se réclament les bodhisattvas du quartier Saint-Germain est le plus célèbre, mais il y en eut des multitudes.

Un épisode de la vie du Bouddha résume assez bien la pensée du personnage. Lassé de sa vie luxueuse et de ses excès qui ne débouchaient sur rien, le prince Siddharta se lance dans l'ascèse. Une partie admirable de la statuaire bouddhique le représente jeûnant assez rudement puisqu'il ne se nourrit plus à la fin que d'un grain de riz par jour. Mais cela ne débouche pas non plus sur quelque chose de probant. Il faut donc choisir la voie médiane, le juste milieu entre les deux excès. Cela, c'est pour la pensée molle. On sait ce que cela donne en politique. Et corrélativement, il convient de se défier des femmes qui justement ne font rien qu'à écarter les sages du juste milieu. Cela, c'est pour le mépris de la moitié de l'humanité.

Religion pour certains, spiritualité philosophique pour d'autres, le bouddhisme vaut ce que valent les religions et les spiritualités. Pas moins, pas plus.

                                                                                                                              Pascal Acot

                                                                                                                    Action communiste

                                                                                                                  acotp@club-internet.fr

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article