Blog de la section du Cap Corse du PCF
Par BANDERA ROSSA
Les enseignants ont fait grève contre le plan d’austérité éducative imposé par un gouvernement au service des plus riches.
Nous soutenons tous ceux et celles qui celles et ceux qui manifestent leur colère contre cette politique qui multiplie les attaques contre le service public de l’éducation nationale et aggravera les inégalités avec :
Toujours moins d’enseignants : près de 100.000 postes supprimés depuis 2002, 12.000 cette année et d’autres en perspective ;
Des programmes aux rabais : lire, écrire, compter, et obéir..., devient la norme de ceux qui veulent former une main d’oeuvre d’exécutants ;
Une privatisation rampante de notre système éducatif : casse de la carte scolaire, concurrence entre les établissements, encouragements aux officines privées de soutien qui prospèrent sur l’échec scolaire...
C’est une politique rétrograde que le gouvernement justifie par des arguments en trompe l’oeil en cultivant des idées fausses.
Les effectifs baisseraient, justifiant les suppressions de postes ? Faux ! Le boom démographique des années 2.000 devrait au contraire conduire à renforcer le nombre de postes.
Le niveau des élèves serait en baisse ? Faux ! C’est un vieil argument, utilisé dès les années 60 pour s’opposer à la démocratisation. Avec l’explosion des savoirs, notamment scientifiques et techniques, c’est plutôt le contraire sachant qu’il est nécessairement difficile de comparer le niveau des 10% de bacheliers il y a 50 ans avec les 65% d’aujourd’hui.
Certains élèves ne sont pas faits pour les études ? Faux ! C’est l’argument type de ceux qui veulent renoncer à lutter contre l’échec scolaire. Tout le monde peut apprendre. Même si l’école ne peut pas tout, son rôle est plus que jamais d’être un outil d’émancipation sociale.
La France n’a plus les moyens de se payer un système éducatif de qualité pour tous ? Faux ! Notre pays n’a jamais été aussi riche : les profits des seules entreprises du CAC 40 cette année représentent le double du budget de l’éducation nationale. Il a donc les moyens de garantir son avenir en investissant massivement dans l’éducation.
Les moyens d’un système éducatif du XXIème siècle existent : il faut s’attaquer aux profits du grand patronat et de la finance. C’est possible en s’unissant, personnels, parents, élus, lycéens et étudiants. Lançons la riposte avec des contre-projets pour l’avenir de l’école, en prouvant que d’autres choix sont possibles.
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