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Blog de la section du Cap Corse du PCF

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Revision constitutionnelle: bruits de couloir et moralité politique

Il se susurre que la  pêche de Nicolas Sarkozy dans les rangs de la gauche n’aurait  pas été si fructueuse. Il n’y a eu  que Jack Lang pour se laisser prendre, de bon grès dans les filets… L’appât fut la promesse de sa nomination au poste de « défenseur des droits » créé par la révision constitutionnelle. Une sorte de retraite progressive pour une personnalité à l’ego bien connu.

Le coût pour  faire voter le menu fretin comme des radicaux de gauche(exception notable : C.Taubira) en faveur du projet sarkozyste n’a pas été très élevé, eux-mêmes n’ayant qu’une appréciation modeste de leur valeur : passage de 20 à 15 du seuil de constitution d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale (le Parti radical de gauche dispose aujourd’hui de 18 députés) ; Jean-François Hory, ancien président du PRG, nommé au Conseil d’Etat… et peut-être un arrangement avec Bernard Tapie (ancien dirigeant du PRG) dans le cadre de son procès avec l’ancien Crédit lyonnais, où l’Etat pourrait renoncer à faire appel.

A droite une centaine de parlementaires avaient menacé de voter contre le projet de révision constitutionnelle. Et N.Sarkozy a dû manier le bâton.

Résultat : le retournement de veste d’Alain Lambert, par exemple, s’est opéré contre un siège à la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts.

D’autres parlementaires auraient monnayé leur vote en échange d’une tête de liste aux élections européennes ou régionales, ou le maintien d’une caserne dans leur circonscription (c’est pourquoi la réforme des Armées a été annoncée le 24 juillet, après le vote du Congrès, afin de vérifier que les parlementaires concernés avaient bien voté)…

Le député UMP Henri Cuq explique : « on nous dit qu’il faut revaloriser le Parlement et on fait des pressions inacceptables. Des députés ont été convaincus de changer de vote en étant achetés ou contre la promesse d’un maroquin ». En prévision du redécoupage des circonscriptions, il a été dit à certains : « on va s’arranger pour ta circonscription ».

Beaucoup de parlementaires de la majorité ont été contactés par l’Élysée. On leur a fait craindre le risque d’une crise politique pour les obliger à voter en faveur du projet sarkozyste. Des menaces ont été proférées sur le maintien d’un mandat pour les prochaines législatives, ou pour la mobilisation des grands électeurs aux sénatoriales qui approchent, en matière de redécoupage des circonscriptions…

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