Blog de la section du Cap Corse du PCF

Le Parti communiste libanais a été fondé le 24 octobre 1924.
Le Parti Communiste Libanais est le plus ancien des partis politiques libanais.
Face à la montée de la pensée confessionnelle et l'influence des partis communautaires, la gauche libanaise et surtout le Parti Communiste Libanais sont quasiment les seuls a faire réellement face au système politique confessionnel.
Historique
Le Parti Communiste Libanais (PCL) fut créé, le 24 octobre 1924, par un groupe d'ouvriers et d'intellectuels dans la ville de Hadath dans la banlieue sud de Beyrouth. Il prit le nom de "Parti du peuple" avant de rejoindre le Komintern en 1927 après avoir changé de nom. Il deviendra le "Parti Communiste". Le parti était le parti des communistes libanais et syriens, et il fut divisé en 1964 en Parti Communiste Libanais et Parti Communiste Syrien. Il participa à la Grande Révolution Syrienne en 1925, et ses dirigeants furent arrêtes et son journal interdit. Le parti entre dans la clandestinité jusqu'en avril 1930 : date du deuxième congrès du parti.
Le PCL participa activement à la bataille de l'indépendance en 1943, et dès 1945, les communistes créèrent des dizaines de syndicats. A la suite de la publication du "Principe de Truman" en 1947, le PCL mena de nouveau la lutte contre l'impérialisme américain dans la région. Il fut présent pour soutenir la lutte du peuple palestinien et dénoncer l'occupation sioniste.
A la suite des agressions continus de l'armée israélienne contre le Liban, le PCL créa, en 1969, la "Garde populaire", suivie par le "Mouvement de résistance" en 1978 face à l'invasion israélienne, puis face à l'agression israélienne de 1982, fut créé le "Front de
résistance nationale libanaise".
Il participa à la guerre civile avec la coalition de gauche-musulmans- palestiniens contre celle de droite-chrétien( et plus tard israélien). Des centaines de militants furent emprisonnés dans les camps de détention de l'armée israélienne et ses alliés de l'Armée du Liban
Sud (ALS). On compte plus de 150 militants tués dans les combats contre Israël et ses alliées.
Il tente d'assassiner le chef de la ALS Antoine Lahed en 1988, et l'auteur Souha Béchara (âgée de 21 ans) sera emprisonnée pendant 10 ans dans le camp de Khiam.
Face au communautarisme et au système confessionnel
Le PCL annonce dans son programme l'adoption de la laïcité, des droits égaux des citoyens, d'une loi électorale moderne et démocratique, et du vote à 18 ans. Le problème de l'identité et de l'appartenance nationale du Liban est de nouveau soulevé surtout après l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Harir.
Chaque parti politique au Liban annonce une identité différente du Liban, qui varie d'une identité arabe, voire syrienne, vers une identité phénicienne en passant par les identités européennes et asiatiques. Chaque communauté crient une identité : les musulmans en
général donne au Liban une identité arabe, tandis que les maronites lui donne une identité phénicienne ou même européenne. Les autres chrétiens (Orthodoxes, Catholiques, ...) sont divisés entre une identité arabe ou une "autre". Enfin, les minorités ethniques, comme
les arméniens et les kurdes parlent rarement de l'identité globales du Liban et essaient de conserver un statut de "neutre" politiquement. Comment construite donc un pays, si son identité n'est pas commune a toute la population ? Loin des appartenances religieuses, l'identité du Liban peut se construire sur son histoire et ses richesse culturelles.
Dans la tourmente des manifestations des pros et des antis syriens et américains, le PCL s'est distingué en manifestant seul à Beyrouth. Loin des manifestations qui se battent pour un nombre de manifestant plus grand, le 13 mars, plus de 3000 personnes manifestent contre la
présence de l'armée syriene, contre l'ingérence étrangère (notamment des États-Unis et de la France), contre la résolution 1559 et contre l'oppression policière. [1]
Le PCL demande de corriger les relations syro-libanaises "de façon à permettre au Liban de reformer ses institutions afin qu'elles puissent jouer pleinement le rôle qui leur est imparti sur les plans politique, administratif et de la sécurité."
Son projet politique du Liban est le suivant :
La suppression du confessionnalisme politique et autre ;
La réforme socio-économique dans le but d'asseoir la justice sociale ;
L'opposition à toutes les formes de corruption que nous trouvons dans l'administration, la justice et la sécurité et qui croissent dans le giron des quotas confessionnels ;
Le vote d'une loi électorale démocratique sur la base de l'unification du Liban en une seule et unique circonscription, la proportionnelle, le vote à 18 ans et -le renforcement du rôle des
femmes en politique ;
La possibilité de la création d'un Sénat pour représenter les différentes confessions religieuses et politiques du pays.
Puissant pendant les années d'avant la guerre civile, le parti communiste compte peu d'adhérents. Après que beaucoup de chiites ont quitté le parti a la fin des années 70, avec la "renaissance" politiques des chiites avec le parti Amal et plus tard le Hezbollah,
la diversification des sunnites vers les courants nationales et de Hariri, et la "fuite" des maronites vers leurs groupe confessionnel, le PCL, reste quand même l'unique parti politique
puissant qui réjouit de membres multi-confessionnel les.
Dans un sondage publié dans le journal libanais Assafir le 10 mai 2005, seul 18,4% des libanais voteront pour des partis politiques de confessions différentes. Dans ce même sondage, le mouvement de Hariri, obtiendrait 18,8% de voix largement devant le Hezbollah avec 8,2% et le mouvement du général Aoun avec 6,2%.
Mais probablement, lors des élections, chacun votera pour sa patrie, ce qui limitera les voix des partis politiques. Le mouvement Hariri ne pourra espéra avoir plus que 26% des voix, de même pour le Hezbollah et le Amal. Le mouvement de Aoun, lui ne pourra avoir plus
que 22%. (Les chiffres correspondent au nombre de Sunnites, Chiites et Maronites éligibles a voter selon les chiffres officielles) . [2]
Sans un système proportionnel, le PCL risque de ne pas être représenté au Parlement. En effet, le PCL n'a depuis 1992, aucun député au parlement libanais, ni de ministres. Mais cela ne pose pas un souci pour son secrétaire générale Khaled Hadada, qui annonce que la gauche libanaise n'a pas besoin d'être représenté au Parlement pour démontrer sa force.
Conclusion
Face aux puissants partis politiques confessionnels pro ou anti syrien et américains, le PCL et la "troisième force" (Communistes, certains nationaliste et gauchistes), ne pourront pas probablement emporter les élections. Mais leur projet politique semble être le mieux placé pour finir avec le système politique confessionnel et le communautarisme.
video pour la fete du parti