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Blog de la section du Cap Corse du PCF

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La crise du capitalisme, ce n'est pas mauvais pour tout le monde(2)

 Royaume-Uni : Le prince Charles ne connaît pas la crise

 

La Grande-Bretagne est sans doute le pays européen le plus touché par la récession économique. Des millions de ses citoyens sont en grande difficulté pour arrondir leurs fins du mois. Mais la famille royale est heureusement à l’abri de cet embarras. Et la semaine prochaine, le prince Charles, héritier présumé du trône, va pouvoir fêter, sous les ors, son soixantième anniversaire… Paraît-il dignement.

Il y a ceux qui se contentent d’une seule occasion pour un tel événement : Charles en aura deux. Le jeudi 13 novembre, on prépare à Buckingham Palace un banquet fastueux pour 170 invités, présidé par la reine Elizabeth II et précédé d’un concert. Deux jours plus tard, 75 amis et membres de la famille seront réunis à Highgrove, demeure du prince dans l’ouest du pays, pour un deuxième bon gueuleton.

Cette double célébration tombe au moment où la reine cherche une augmentation de ses revenus, la « civil list » fournie par l’État, qui se montent actuellement à 7,9 millions de livres (9,5 millions d’euros) par an. Heureusement, la fortune de son fils aîné est assurée par les rentes tirées pour la plupart des maintes propriétés de son duché de Cornouailles : 16 millions de livres (19,2 millions d’euros) dans la poche, impôt payé, l’année dernière : une augmentation de 1,1 million de livres par rapport à l’année précédente.

L’été dernier, on avait appris que le prince Charles et sa duchesse avaient fait un petit effort pour réduire leurs dépenses personnelles « à tous les niveaux ». Elles ont atteint péniblement les 2,2 millions de livres, soit une baissede 400 000 livres en un an.

Ce tour de vis princier avait pourtant permis la location d’un yacht à 320 000 livres par semaine pour faire un voyage de 12 jours à travers les Antilles pendant l’hiver. Cela n’a pas coûté trop cher non plus de s’offrir un avion privé à 345 000 livres pourla durée d’un voyage royal dans les pays du Golfe, sans compter la note de 269 000 livres pour une visite au Pakistan…

Le prince emploie 110 personnes pour maintenir carrosse et train de vie.

Il a aussi le service de bons comptables : ceux-ci ont fait en sorte que 10 millions de livres du revenu princier soient exemptés de l’impôt. Noblesse oblige, Charles ne craint pas la crise.

                                              Peter Avis, journaliste

                                in : l'L'HUMANITE du 7 Novembre (90° anniversaire de la Révolution socialiste d'Octobre)
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