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Blog de la section du Cap Corse du PCF

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Mare Nostrum: d'est en ouest

 

                                      Mare Nostrum : Nouvelles  d’est en ouest

 

 

1) Marie Nassif-Debs (Parti Communiste Libanais)

Le statut personnel et l’égalité entre la Femme et l’Homme

Reflexion sur la Campagne nationale  sur les lois de la famille (Beyrouth, 1 et 2 novembre 2008)

 

Introduction

Les principes généraux qui introduisent la Constitution libanaise (ratifiée, en 1990, selon le contenu de l’Accord de Taëf) stipulent que « le Liban est une république démocratique parlementaire, basée sur le respect des libertés générales, en premier lieu la liberté d’opinion et de croyance, de la justice sociale et de l’égalité des droits et des devoirs entre tous les citoyens sans discrimination ou préférence » (paragraphe C). Ils ajoutent (paragraphe D) que « le peuple est l’origine des pouvoirs et de la souveraineté qu’il exerce à travers les institutions constitutionnelles », ce que nous traduisons par « la démocratie indirecte ». De plus, l’article 7 de la Constitution stipule que « tous les Libanais sont égaux devant la loi ; ils jouissent à égalité des droits civils et politiques et ont les mêmes obligations et devoirs sans différence aucune ».

Ce qui caractérise, donc, le régime démocratique libanais, en principe, est qu’il s’exerce au nom du peuple qui est à l’origine de tous les pouvoirs. Et, si le peuple est à l’origine des pouvoirs, cela veut dire qu’il est, par conséquent, à l’origine des lois qui sont la réflexion de sa volonté. D’où l’impossibilité de principe de voter une loi en contradiction avec les aspirations de ceux pour qui elle est faite et sur qui elle doit s’exercer.

Et, puisque les aspirations du peuple peuvent changer en fonction des changements sociaux, la loi doit être dynamique et exprimer ces changements en tout moment. De même, elle doit être globale et s’appliquer à tous sans exception aucune. Voilà pourquoi, nous trouvons dans la majorité des pays des centaines et des milliers d’amendements enregistrés tant dans les lois que dans les Constitutions ; et nous citons, ici, les lois françaises qui furent toujours la référence première et, même, unique des lois libanaises.

 Lire la suite à l’adresse : http://www.aloufok.net/cnl.pdf

 

    2) François Fillon, qui a clôturé vendredi sa visite au Liban  veut croire en la paix au Liban malgré sa "fragilité" .

Le chef du gouvernement s’est rendu au camp d’At-Tiri, à dix kilomètres de la frontière israélienne où est stationnée une partie des 1.900 hommes du contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) chargée depuis trente ans de sécuriser( !!!) cette région très sensible, avec les réultats que l'on connaît.
A l’été 2006, une guerre meurtrière avait
opposé le Hezbollah, majoritaire dans cette zone, et l’occupant israëlien .
" La paix n’est pas entièrement, ni définitivement acquise. Mais chaque jour des progrès s’accomplissent", a découvert M. Fillon qui met sur le même plan, le survol régulier, et même quotidien,  d’un pays indépendant par les bombardiers et chasseurs  israéliens  et l’arsenal  de la milice chiite, qui est, elle,
au moins dans son pays.

 Le danger pour le Liban ne vient pas que du   voisin israélien, la "concorde" nationale est aussi menacée par le confessionnalisme. Le nombre des religions reconnues a même augmenté depuis le mandat français!!!

M. Fillon s’est félicité de l’établissement de relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie, qui selon lui "doit signer une reconnaissance claire et nette de l’indépendance du pays" du Cèdre.
"Nous attendons que ce projet soit suivi de faits avant la fin de l’année conformément aux engagements pris", a-t-il souligné, en référence à l’ouverture prévue d’ambassades dans les deux Etats.
Selon lui, d’"autres mesures indispensables doivent" être mises en oeuvre, comme "la délimitation de la frontière (entre les deux pays), le renforcement de son contrôle" et "le traitement du dossier douloureux des disparus".
Les familles de Libanais disparus ou détenus en Syrie réclament depuis des années que leurs proches soient libérés ou que leur sort soit rendu public. Ces personnes, qui seraient 650 selon des ONG libanaises, avaient été arrêtées durant la guerre civile au Liban (1975-1990).
Enfin, M. Fillon, qui était accompagné d’une délégation d’une cinquantaine de patrons, car il ne faut pas perdre de vue l’essentiel, c’est-à dire, les affaires,  a encouragé les entrepreneurs français "à faire le choix du Liban" pour conforter son économie en plein boom mais aussi pour gagner des parts de marché.

 

3)Un peu plus à l’ouest,   la Libye veut investir aux Etats-Unis, selon Seif al-Islam Kadhafi, le fils du dirigeant libyen Moammar Khadafi, en puisant dans un fonds gouvernemental pour investir dans des entreprises américaines et en envoyant des milliers de jeunes étudier en Amérique,  dans le cadre d’un processus de modernisation du pays. Une  constitution devrait être adoptée d’ici septembre 2009 -le 40ème anniversaire de la révolution de 1969 vers une démocratie constitutionnelle. Le mode de gouvernement centralisé actuel  devrait évoluer  vers un modèle similaire au gouvernement fédéral américain, avec des pouvoirs locaux et régionaux forts. Seif al-Islam Kadhafi, qui est une figure clé dans la normalisation des relations entre les Etats-Unis et la Libye, serait actuellement aux Etats-Unis, où il rencontrerait  desreprésentants du gouvernement et des parlementaires états-uniens. Un ambassadeur vient du reste être nommé à Tripoli….

 

4)Et  pendant ce temps, un entrepreneur algérien, qui dirige une  société basée à Dubaï espère ouvrir début 2011 en Algérie la première unité au monde de fabrication de nakhoil,[« nakh », signifie « datte » en arabe ] un bioéthanol à base de dattes "non polluant, source de revenus pour les sahariens et favorisant la sécurité alimentaire".
"Il s’agit de bâtir une nouvelle branche industrielle intégrée au secteur des hydrocarbures qui entraînerait une grande répartition des richesses", a estimé Brahim Zitouni, président de Oasis Ltd (Organisation de l’agriculture du Sahara par intégration et substitution).
L’Algérie produit 300.000 tonnes de dattes dont la moitié seulement est commercialisée, "le reste servant d’aliments pour le bétail", selon M. Zitouni.
Le projet, d’un coût de 22 millions d’euros (30 millions de dollars) prévoit dans un premier temps d’utiliser les 150.000 tonnes de dattes communes (phoenix)dit M. Zitouni.
Selon lui, 20 tonnes de dattes peuvent produire plus de 6.500 litres d’éthanol.
"La datte contient 65% de sucre, contre 18% à la betterave ou 13% à la canne à sucre. Sa culture s’adapte parfaitement à nos terres semi-arides et n’empiète pas sur les terres fertiles du nord de l’Algérie, consacrées aux céréales", a-t-il souligné au cours d’une conférence-débat organisée au centre de presse du quotidien El Moudjahid.
Pour lui, "les terres où pousse le palmier-dattier sont désertes, et l’extension de cette culture par une technique de propagation in-vitro sur ces terres contribuerait à la lutte contre la désertification".
"D’autant que d’autres produits alimentaires peuvent être produits dans les palmeraies, où le palmier-dattier n’occupe que 20% de la surface".
La technique in-vitro permet à partir d’un seul palmier d’en produire plusieurs centaines de milliers d’autres qui poussent d’un mètre chaque année, selon l’entrepreneur. La production des palmeraies algériennes peut donc en 20 ans s’accroître sensiblement, réduisant l’impact de leur faible rendement, 22 tonnes à l’hectare contre 80 pour la canne à sucre par exemple, selon le dirigeant d’Oasis.
M. Zitouni estime d’ailleurs que du bioéthanol pourra dans le futur être tiré du tronc même des palmiers.
Surtout, a-t-il souligné, cette nouvelle industrie s’intègre au secteur du pétrole et du raffinage local dont il peut diminuer la pollution.
"Les raffineries algériennes utilisent encore du plomb ou du benzène pour oxygéner les carburants, et ne répondent donc pas aux critères internationaux pour pouvoir exporter.
Ces installations peuvent parfaitement être adaptées pour que le nakhoil soit mélangé aux carburants", a-t-il dit.
"Il suffit d’un mélange de 2 à 5% de nakhoil par litre d’essence", a estimé M. Zitouni, selon qui "5% d’éthanol dans les carburants peuvent réduire de 30% les rejets de monoxyde de carbone dans l’atmosphère".
Selon lui, "ce bioéthanol ne sera pas un carburant de substitution. Mais cette énergie verte, propre et nationale contribuera à la conservation des réserves pétrolières de l’Algérie".
La société compte s’installer sur cinq hectares à Oumeche près de Biskra (425 km au sud-est d’Alger), où seront construits une unité de production et un laboratoire de reproduction in-vitro de palmiers-dattiers.
Elle attend maintenant le feu vert des autorités algériennes après des entretiens avec les ministères de l’Energie et des mines, de l’Environnement et de l’Agriculture…..

                                                                  

                                                                                                                                              U cursinu rossu

 

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