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Blog de la section du Cap Corse du PCF

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Mare Nostrum: Grèce: la colère de la jeunesse

                                                                             


GRECE :

     Des émeutes qui traduisent la colère et l’ inquiétude  de la jeunesse dans un pays en crise.

 

 (correspondance particulière)

    Suite aux émeutes qui secouent la Grèce et en particulier Athènes, le proviseur du lycée franco-hellénique « Eugène Delacroix », et en application des  directives des autorités helléniques qui s’associent à la journée de deuil, le Lycée Franco-hellénique Eugène Delacroix  a décidé la fermeture de l’établissement le 9 décembre 2008.

Les émeutes, ce n’est pas fini.  Il semble que les anarchistes  du quartier étudiant (Ecole polytechnique haut lieu de la lutte contre les colonels le 17 novembre 73) en profitent  pour casser de ci de là. Des voitures de luxe ont été brûlées lundi dernier dans le centre de la capitale grecque.

Mercredi, une grève générale est prévue, mais pourrait être annulée pour éviter de potentiels dérapages.

 Le conflit s’étend à l’Europe : Manifestation  d’anarchistes devant l’ambassade de Grèce à Londres, occupation du consulat grec à Berlin…

Les violences urbaines illustrent la combativité et la capacité d’organisation de la mouvance anarchiste. (2000 à 3000 personnes dit-on). Mais l’activisme anarchiste semble avoir été « le détonateur d’une sorte d’explosion sociale due à l’insécurité économique  affectant beaucoup de jeunes , chômeurs ou mal payés » juge l’avocat Dimitris Beladis « expert » en guérilla urbaines.

 La politisation de la jeunesse est forte dans un pays où la méfiance envers les autorités est héritée d’une histoire qui a vu se succéder les régimes autoritaires jusqu’à la dictature fasciste des Colonels (1967-1974).

 La mort du jeune homme a été l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, après des mois de ressentiment accumulé contre le gouvernement conservateur de C.Caramanlis, tout dévoué il faut le savoir, à l’Europe capitaliste et à ses maîtres états-uniens.

Au cris « d’assassins, assassins ! » » à bas le gouvernement des assassins », un demi millier de lycéens  a manifesté lundi dans le centre d’Athènes. Un cordon policier les a bloqués devant le Parlement. De son côté l’union des étudiants en droit qui occupe sa fac depuis dimanche a demandé «  la démission du ministre de l’Intérieur et de son adjoint à l’Ordre Public ».

Les événements fragilisent un pouvoir déjà englué dans un scandale impliquant le très riche monastère orthodoxe de Vatopedi sur le mont Athos, un petit territoire semi autonome de l’Eglise orthodoxe qui domine l’Etat grec.

 

Dimanche, on comptait 180 incendies, touchant 24 agences bancaires, 35 magasins, 24 véhicules, 12 habitations et un bureau du parti au pouvoir, la « Nouvelle Démocratie ». Des incidents se sont également produits dans le reste du pays (Trikala, Salonique,  île de Crète et même  dans des villes de Thrace (Nord-Est), région pourtant jugée favorable au régime en place.…)

 Nos camarades du Parti Communiste Grec (KKE) ont manifesté sans incident dans le centre d’Athènes en hommage à l’adolescent exécuté par la police. Cette manif. Etait organisée à l’origine pour préparer une grève générale de 24 h convoquée par les principaux syndicats et prévue de longue date.  «  Nous sommes ici pour protester contre la mort de l’étudiant. Il ne s’agit pas d’un incident isolé. Les forces de sécurité terrorisent tout le monde, et l’Etat les laisse faire » a déclaré une de nos camarades à l’AFP. Et  la police reconnaît que les émeutes constituent «  la plus grande vague anti-policière jamais vue ».  La police grecque, ce n’est un secret pour personne, est noyautée par l’extrème-droite.

 

« Les émeutes et manifestations intervenues dans plusieurs villes de ce pays, malgré les excuses du gouvernement, traduisent la colère de la jeunesse. Ces événements s’inscrivent aussi dans un contexte politique national de tensions politiques, de mobilisations sociales et de grèves nationales. Les mouvements étudiants, comme ailleurs en Europe, témoignent d’une grande inquiétude pour l’avenir, pour l’emploi, pour les conditions de vie. C’est un profond mécontentement qui transparaît » a déclaré le PCF de son côté.

 

                                                                         U cursinu rossu 

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