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Blog de la section du Cap Corse du PCF

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Guadeloupe: échec des négociations.


                                                                                       

Echec des négociations en Guadeloupe

Après un nouvel échec des négociations salariales entre les syndicats, le patronat et l'Etat, le collectif LKP a appelé, lundi 23 février dans la soirée, à un durcissement de la grève en Guadeloupe, avec une relance  de la grève générale et la mise en place de nouveaux barrages routiers dans l'île.

"Si nous n'avons pas de réponse, les choses ne pourront que s'envenimer", a estimé Elie Domota, le leader du LKP. "Les organisations patronales ont fait une proposition qui va dans le sens de nos revendications, mais là une fois de plus l'Etat se débine", a-t-il ajouté, indiquant cependant que les négociations reprendraient mardi à 11 heures (16 heures à Paris).

De son côté le préfet de Guadeloupe, Nicolas Desforges, a affirmé que "les négociations continuent". Il a également indiqué que l'Etat ainsi que le conseil régional et le conseil général, qui seraient partie prenante de ce projet d'accord, devaient préalablement en faire "une expertise". Mais, a-t-il une nouvelle fois insisté, "l'Etat n'a pas à financer les augmentations de salaires dans le privé" car "cela mettrait par terre le système social français".

Le Collectif contre l'exploitation réclame une revalorisation de 200 euros net des bas salaires quand le patronat n'en proposait jusqu'à lors que 50. Lundi, l'Union des chefs d'entreprise de Guadeloupe (UCEG) a suggéré que cette augmentation de 200 euros intervienne en deux temps et que la charge soit partagée entre les entreprises, les collectivités et l'Etat. Elle a suggéré une revalorisation salariale de 100 euros financée à part égale par les entreprises et les collectivités locales, sous forme de prêt.

Selon le LKP, six organisations patronales largement majoritaires ont donné leur accord à ces propositions qui semblaient satisfaire le mouvement mais le Medef s'y est opposé. Le chef de file du collectif Elie Domota est sorti en colère de la réunion et a appelé à un durcissement du mouvement de la
grève, "le seul langage qu'ils comprennent", a-t-il dit en référence au Medef  et "une fois de plus, l'Etat se débine".

                                                               

                                                                    Mardi 24 février 2009

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