Blog de la section du Cap Corse du PCF
Tunisie : 
une manifestation de l’opposition étouffée par la police
La police a empêché samedi un rassemblement que projetait d’organiser le Parti démocratique progressiste (PDP), une formation de l’opposition légale en Tunisie, pour réclamer le droit à l’accès aux espaces publics.
Selon la secrétaire générale du PDP, Maya Jribi, le parti se trouve de ce fait dans l’impossibilité de tenir les assises de son conseil national pour préparer les élections présidentielle et législatives prévues en octobre prochain en Tunisie.
Elle a déploré le "clivage" entre le discours officiel promettant d’assurer de bonnes conditions au déroulement de la consultation et la réalité vécue.
Plus d’une centaine de dirigeants et de militants venus de plusieurs régions de l’intérieur du pays ont été encerclés par un cordon policier étoffé, dont l’intervention musclée les a empêchés de quitter les locaux du parti situé au centre de Tunis.
"J’ai l’impression qu’on n’appartient pas à un parti légal, mais notre détermination à poursuivre la lutte pour nos droits ne sera pas entamée pour autant", s’est exclamé un militant de Kasserine, une région du sud-ouest tunisien.
Le candidat du PDP à la présidentielle, Néjib Chebbi, s’est élevé contre le "verrouillage" auquel se heurte son parti dans une année électorale. "Le gouvernement veut nous acculer au désespoir et veut qu’on baisse les bras. Il n’en est pas question. Nous continuerons la bataille jusqu’à la veille des élections", a-t-il lancé.
Bilan "satisfaisant" de la visite de François Fillon en Tunisie
Le Premier ministre français François Fillon a achevé vendredi soir une visite officielle de deux jours scellée par la signature de pas moins de huit accords de coopération embrassant divers domaines de la coopération franco-tunisienne.
Pour la mise en oeuvre des projets prévus par ces accords, la France débloquera une enveloppe financière globale de 80 millions d’euros, dont 65 destinés à la gestion de l’eau et 15 à la formation.
Une ligne de crédit d’un montant de 40 millions d’euros a été octroyée aux PME tunisiennes exportatrices pour acquérir des équipements essentiellement français.
Le bilan est qualifié de "satisfaisant" des deux côtés. "Tous les engagements pris lors du voyage du président Sarkozy ont été tenus", s’est félicité François Fillon.
Quant aux entretiens franco-tunisiens, "riches et denses", ils ont donné lieu à "une convergence des analyses et une concordance des vues" sur tous les sujets abordés, selon le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi.
M. Fillon a par ailleurs assuré que, malgré la crise, l’apport financier de la France "ne sera pas touché". La Tunisie constitue pour la France "un partenaire de premier plan" pour une "coopération gagnant-gagnant", avec des échanges qui ont atteint "un niveau historique" atteignant en 2008 7,2 milliards d’euros, a-t-il déclaré.
Même le dossier sensible des droits de l’Homme a été abordé dans le contexte de "relations excellentes, sans nuage", notait-on du côté de la délégation française.
Parmi les accords signés figure celui relatif à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, paraphé lors de la visite du président Nicolas Sarkozy l’an dernier en Tunisie. Les deux parties ont convenu de mettre sur pied "un comité de pilotage" de la coopération franco-tunisienne dans ce domaine.
La partie française est appelée à aider notamment à la formation des compétences tunisiennes en prévision de la construction d’une centrale électro-nucléaire à l’horizon 2020.
Avançant la "haute technologie" acquise par la France en la matière, notamment sur le plan de la sécurité, M. Fillon s’est dit confiant que le marché sera remporté par son pays face à la concurrence canadienne.
Par ailleurs, sur les 16 Airbus commandés par la compagnie Tunisair pour un montant de deux milliards d’euros, deux A-320 seront livrés par anticipation sur demande tunisienne.
Autre importante transaction réalisée lors de la visite de M. Fillon : la société de transport urbain de Tunis "Transtu" envisage d’acquérir 16 nouvelles rames de tramway, au prix d’Alstom, pour 65 ME.
Pour ceux qui doutent, il faut l savoir que La Tunisie est un pays qui fait partie du « monde libre ».
La preuve : N. Sarkozy est au mieux avec le « président » Ben Ali dont le score électoral doit le faire rêver, comme celui de Boutef dans l'Algérie voisine ; B. Kouchner , défenseur bien connu des droits de l’homme occidental ( plutôt blanc et pas gazawi), ne dit rien sur la situation intérieure ; RSF, c’est motus et bouche cousue, car nous ne sommes pas ni Tibet ni à Cuba; Rama Yade ne confond pas Kaddafi et Ben Ali, et M. Fillon poursuit son séjour en Tunisie par un week-end en privé avec son épouse.
u cursinu rossu(avec El assawra)