Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Blog de la section du Cap Corse du PCF

Publicité

IRAN: Quelques questions...

  Il est probable que  le candidat de la sinistre théocratie iranienne («  ce régime réactionnaire et frauduleux »dit le Parti Tudeh d’Iran_Communiste) ait été véritablement élu. Des fraudes,  il est probable qu’il y en a eu (des millions de bulletins pour Ahmadinejad truqués, dit le parti Tudeh d’Iran (Communiste) mais, pas plus sans doute que lorsque Bush a été réélu aux Etats-Unis sans provoquer de réactions particulières parmi les défenseurs officiels des droits de l’Homme, et  elles n'ont pas dû influer sensiblement sur le résultat.  
On s'indigne:  Il faut aussi  se demander pourquoi  la réélection du président tunisien Ben Ali n’a pas soulevé d’indignation ici et là. Et pourquoi les media français interrogent le fils de l'ex-shah d'Iran, ce despote qui fut le maître de la Savak, la gestapo iranienne bien connue.

Il est probable, comme écrit encore le Tudeh que «  Les manipulations et les fraudes concernant des millions de bulletins portant le nom d'Ahmadinedjad suivies par la confirmation de la validité des résultats électoraux par Khamenei montrent que le leader spirituel et ses milices armées sont les instigateurs de cette violence encouragée par l'Etat contre la volonté de millions d'Iraniens. ».

Cependant, qui est le principal opposant,Musavi, devenu en Occident, le nouveau chantre de la liberté iranienne?

Selon Alexandre Teitelbaum ( argenpress/insurgente.org), il fut le premier ministre du pays pendant la guerre avec l’Irak (1981-1989). Il fut responsable de l’exécution du massacre de milliers de prisonniers politiques. C’est durant son mandat que la totalité des partis et organisations politiques, syndicats, organisations féministes etc. furent poursuivis, leurs membres - dont des milliers de jeunes et étudiants - arrêtés, torturés, exécutés. Il s’agit du plus grand massacre de l’histoire contemporaine d’Iran. Parmi les victimes, 53 membres du comité central du part Toudeh (communiste), dont 4 qui avaient passé 25 dans les prisons du Shah, des poètes, des écrivains, professeurs d’université, médecins, des dizaines de militaires (parmi lesquels le commandant en chef des forces navales d’Iran, le général Afzali, accusé d’être communiste), les principaux représentants des minorités religieuses au parlement (toutes de gauche), liquidés après avoir souffert des tortures inimaginables tant physiques que psychologiques (par exemple être contraint à tirer le coup de grâce à leur camarades). Les revendications d’autonomie des minorités ethniques (près de 60% de la population du pays) durement réprimées, des centaines de kurdes et de turkmènes pendus sur les places publiques. L’ampleur de la répression politique, religieuse, ethnique, et antiféministe du régime islamiste a contraint plus de 4 millions d’iraniens à l’exil, le plus grand exil de toute son histoire. On estime à 30 000 le nombre d’assassinats dans ces quelques mois de 1988.

En 2008, à l’occasion du vingtième anniversaire du massacre, Amnesty International, dans son rapport annuel, demande que les responsables du « massacre des prisons » rendent des comptes (la plupart des victimes étaient déjà en prison). Tout le monde en Iran n’a pas oublié ce sanglant épisode de l’histoire et durant la campagne électorale, plusieurs fois, les étudiants ont demandé des explications à Musavi sur son rôle de l’époque.

  
Sur ce sujet, un avis du Parti Communiste Grec  (KKE):               

Déclaration du Bureau de Presse du Parti Communiste Grec (KKE)

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le KKE suit les derniers événements en Iran à la suite des élections présidentielles avec beaucoup d'inquiétude. La situation n'est pas sans rapport avec le cours pris par les plans impérialistes dans la région avec le déplacement de l'épicentre des conflits et de l'instabilité vers l'Asie Centrale et Méridionale. Elle est aussi liée aux contradictions de la bourgeoisie iranienne, à la lutte dans ses rangs pour la domination et le contrôle du pouvoir politique. Le KKE condamne toute tentative de bafouer la volonté populaire et la mise en place de mesures répressives contre le mouvement populaire.

Le KKE exprime fermement sa solidarité avec les luttes de la classe ouvrière et des couches populaires en Iran visant à défendre et revendiquer leurs droits sociaux et démocratiques, à rétablir les libertés syndicales et politiques ainsi qu'à obtenir la libération des prisonniers qui se battent pour les droits du peuple et des travailleurs.

Le KKE demande la légalisation du Parti Tudeh d'Iran et la liberté d'action politique pour les communistes.

En même temps, le KKE rejète clairement toute ingérence impérialiste qui, prenant prétexte de la situation qui règne en Iran, chercherait à faire avancer le projet pour la reconstitution d'un « Grand Moyen-Orient » aux dépens de tous les peuples dans la région.

En tout cas, seul le peuple Iranien lui-même peut trouver une solution et une voie de sortie à cette crise.

24 juin 2009

Site international du PC Grec: http://inter.kke.gr/

                      

                                                                                                                             U cursinu rossu

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article