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Blog de la section du Cap Corse du PCF

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Les trompettes de la renommée

« Trompettes de la renommée, vous êtes bien mal embouchées… »
(G. Brassens)

  Les Français qui sont morts au 19ème siècle pour conquérir le droit de vote universel, ont cru naïvement qu’il permettrait aux citoyens de choisir l’avenir du pays, et donnerait le pouvoir au peuple. Ils ne connaissaient pas la France d’aujourd’hui.
Depuis de très longs mois, on ne parle plus d’autre chose que des prochaines élections ; les quelques dizaines de personnes qui prétendent parler au nom de la nation par le biais des journaux, des radios et surtout des télévisions, ont choisi depuis plus d’un an les prétendants qui seuls ont quelques chances d’être élus. Ils essaient de faire oublier leurs problèmes d’emploi, de salaire, de logement, et les tueries qui ravagent le globe, en organisant un étrange ballet de volatiles : ici, le petit vautour orgueilleux, voyez qu’il est intelligent ! et là, la grande bécasse cendrée, voyez comme elle est élégante !
Quand ils consentent à les montrer, en guise de faire valoir, on entrevoit le flot des seconds rôles, le charognard pestilentiel, le grand hibou pyrénéen, et la foule des moinillons, qui ne peuvent que sautiller pour être vus. De temps à autre, un citoyen mal élevé ose la question incongrue : mais enfin, quel est le programme précis de chacun des prétendants monarques ? Les trompettes couvrent sa voix, et le débat truqué reprend : « Laissez donc ces questions à d’autres, et revenez à nos moutons. Voyez comment nos futurs rois sont habiles à tromper le fisc, à fouiller les dessous des affaires, à manier la phrase et à parler pour ne rien dire… » Quelle démocratie dans ce scrutin truqué ?

                                              Francis Arzalier, historien

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