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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 09:19

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Proche-Orient : quel rôle pour la France et l’Europe ?

 

 par Maxime Haubert

Au moment où reprennent les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, il est temps et même urgent que la France et l’Europe cessent de se contenter de paroles lénifiantes, de vaines déplorations ou au mieux d’admonestations destinées surtout à calmer leur mauvaise conscience.
Sans intervenir aucunement dans les négociations, et en se plaçant uniquement sur le plan des droits de l’homme (tels qu’ils sont énoncés notamment dans la Déclaration universelle adoptée par l’ONU) et du droit international (tel qu’il se concrétise notamment dans les différentes résolutions adoptées par l’ONU sur cette question), elles pourraient et même devraient réaffirmer solennellement les principes sans lesquels il ne peut y avoir de paix juste et donc durable. Ces principes sont très peu nombreux, six à mon avis :

1) L’existence et la légitimité de deux Etats, israélien et palestinien.
2) La pleine souveraineté des deux Etats sur leurs territoires respectifs, tels que définis par la ligne de séparation jusqu’en 1967 (sans préjudice des échanges éventuels qu’ils pourraient librement décider), et cela dans tous les domaines (système institutionnel, ressources économiques, relations extérieures, etc.).
3) Le respect de la sécurité des deux Etats, dans le cadre de leur pleine souveraineté.
4) Le plein accès aux lieux saints des citoyens des deux Etats et plus généralement des fidèles des religions concernées, ce qui implique que ces sites bénéficient d’un statut particulier.
5) L’absence de discrimination juridique pour les populations juives établies en Palestine et pour les populations non-juives établies en Israël et la possibilité si elles le souhaitent d’acquérir la nationalité de l’Etat concerné, avec tous les droits qui y sont attachés.
6) Une indemnisation équitable des citoyens des deux Etats pour les dommages qu’ils auraient eu à subir en conséquence des conflits antérieurs.

Il n’y a rien dans les principes énoncés ci-dessus qui ne résulte directement des droits de l’homme et du droit des gens : comment donc douter qu’ils puissent faire l’objet d’un très large consensus, par-delà les orientations politiques, les convictions religieuses ou philosophiques, les nationalités, les affinités pour l’un ou l’autre des deux peuples, etc. ? On peut évidemment discuter sur leur nombre et sur leur formulation. Quel qu’en soit le libellé, l’important me paraît être que cette déclaration de principes soit faite de la façon la plus solennelle possible, que ce soit par les responsables des exécutifs nationaux ou européen, par les parlements nationaux ou européen, ou au moins par les dirigeants des formations politiques ou par des personnalités représentatives. Est-ce rêver ?

Par Maxime Haubert, professeur émérite, université Paris-I Panthéon-Sorbonne
(Dans Le Monde du 06 septembre 2010 )

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 14:52

                    Addi Bâ. Le soldat inconnu Par Lilian Thuram (1).

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Qui sait que ce combattant, affecté au 12e régiment
 de tirailleurs sénégalais 
en avril 1940, a fondé
 le premier maquis des Vosges, au lieu-dit du Chêne des Partisans ? 
Torturé, Addi Bâ s’est tu obstinément. Il a été fusillé sur le plateau de la Vierge, 
à Epinal. Ce résistant de 
la première heure n’a reçu la médaille de la Résistance à titre posthume qu’en 2003, soixante ans après 
sa mort.

Convaincu que c’est son devoir, que son honneur le lui commande, le colonel Rives me parle d’un homme dont l’histoire lui tient particulièrement à cœur : Addi Bâ, un parfait « soldat inconnu » ! Évidemment, le colonel Rives aurait pu choisir une figure célèbre, comme celle de Félix Éboué (1884-1944). Seul Noir à parvenir au sommet hiérarchique de l’administration coloniale, Eboué rejoint dès le 18 juin 1940 la Résistance et, en tant que gouverneur, proclame le ralliement officiel du Tchad, alors colonie française, au général de Gaulle.

Félix Éboué, lui, a vu sa résistance reconnue. Ses cendres ont été transférées le 20 mai 1949 au Panthéon. Addi Bâ, lui, reste une étoile noire perdue dans le ciel de France. Pour tout honneur, le colonel Rives, avec l’accord des Langevins, a donné son nom à une rue de Langeais, en Indre-et-Loire, le 11 mai 1991…

Addi Bâ est né en 1913 près de Conakry, en Guinée, colonie française. Arrivé en France, il est engagé comme cuisinier chez un notable de Langeais. En 1939, alors que la guerre est imminente, l’état-major de l’armée se souvient des forces « indigènes » qui combattirent si courageusement en 14-18. Addi Bâ s’engage. Pour un Africain qui connaît la propagande nazie, la victoire de l’Allemagne signifierait une forme de retour à l’esclavage.

En avril 1940, Addi Bâ est affecté au 12e régiment de tirailleurs sénégalais. Le 10 mai 1940, les hommes sont envoyés faire rempart de leur corps contre l’avancée de l’armée allemande, subissant les pertes les plus massives de l’armée : cinq cent vingt mille tirailleurs seront mobilisés pour occuper la première ligne.

En mai et début juin 1940, mal équipé, les pieds dans la boue, Addi Bâ lutte dans les Ardennes et sur la Meuse, dans des combats terribles, parfois au corps-à-corps. Le 18 juin 1940, à Harréville-les-Chanteurs, en Haute-Marne, son régiment est décimé. Certains combattants sont morts sur les champs de bataille, d’autres massacrés une fois faits prisonniers. Cinq ou six cents tirailleurs sont froidement exécutés par les Allemands. Une balle dans la nuque.

En dépit de toute les règles de la guerre, les nazis organisent de véritables chasses à l’homme dans la Sarthe, en Côte-d’Or, ailleurs encore. Les soldats « sénégalais » sont internés en France plutôt qu’en Allemagne, car les Allemands redoutent les maladies tropicales et, plus encore, le risque de relations sexuelles avec des Blanches !

Mais que devient Addi Bâ ? Tandis que les luttes se poursuivent, que les bataillons noirs tombent les uns après les autres, il est capturé en 1940 et conduit à Neufchâteau, dans les Vosges. Bientôt, profitant d’une soirée de beuverie de leurs gardiens, Addi Bâ réussit à s’enfuir avec une quarantaine de camarades. Ils disparaissent dans la nuit. Non sans se munir des armes abandonnées.

Les hommes se réfugient dans les bois de Saint-Ouen-lès-Parey, où ils subsistent misérablement. Addi Bâ prend le risque d’entrer en contact avec la population de la commune. Le maire de Tollaincourt et l’institutrice du village donnent des soins aux blessés et procurent de la nourriture aux hommes. Certains sont hébergés, cachés par les habitants du village. À cette époque, il faut beaucoup de courage, de témérité même, pour camoufler un Africain au milieu de la France aryanisée, car la répression est terrible. Il y a des histoires formidables, comme celle du tirailleur sénégalais que les paysans vosgiens déguisent en femme et emmènent, en pleine guerre, garder les vaches.

La présence d’Addi Bâ et de ses camarades dans cette zone occupée par l’ennemi représente donc un grand risque, et Addi Bâ le sait. Il cherche à fuir la région. À Epinal, des gendarmes les mettent en contact avec des passeurs. Après avoir enterré leurs armes, les clandestins sont acheminés vers la Suisse, où ils parviennent au début de 1941. L’adjudant Addi Bâ, lui, est resté à Tollaincourt où, camouflé en ouvrier agricole, il continue le combat. Dès le mois d’octobre, il entre en relation avec deux futurs membres du réseau Ceux de la Résistance.

Beaucoup d’entre nous ignorent que les Noirs furent nombreux à lutter pour notre liberté. Dès 1940, on en compte dans les organisations de Résistance et, en 1944, ils viennent grossir les rangs des maquisards. Dans le Vercors, par exemple, en juillet 1944, se trouvent parmi les FFI cinquante-deux tirailleurs sénégalais, ancien prisonniers de guerre évadés, considérés par leur chef comme 
« les meilleurs éléments du massif ».

En mars 1943, Addi Bâ fonde avec un camarade le premier maquis des Vosges, au lieu-dit du Chêne des Partisans. En juillet, son organisation clandestine, baptisée 
Camp de la délivrance, compte quatre-vingts réfractaires au STO, dix-huit Russes et deux Allemands qui se disent déserteurs de la Wehrmacht. Mais, le 11 juillet, ces deux pseudo-
déserteurs s’enfuient et révèlent l’emplacement du camp à la kommandantur. Le surlendemain, ce sont plus de mille soldats allemands qui encerclent la petite colline. Heureusement, des fermiers du cru, qui les soutiennent, les ont prévenus à temps et tous peuvent s’échapper.

Pour Addi Bâ, les choses sont plus difficiles, sa peau le trahit. Le 15 juillet, il est capturé à la ferme de La Fenessière. À peine enfermé, il saute par une fenêtre. Un soldat décharge sur lui son pistolet-mitrailleur. Il est atteint à la cuisse.

On le transporte à la prison d’Épinal, où il est atrocement torturé. Les Allemands veulent obtenir des noms. Addi Bâ se tait obstinément. Il est rejoint par l’un de ses camarades, 
Arburger, arrêté deux jours auparavant par la Gestapo tandis qu’il essayait d’orienter ses compagnons d’armes du Camp de la délivrance vers d’autres maquis. Le 18 décembre 1943, après d’interminables tortures, Addi Bâ et son ami Arburger sont fusillés sur le plateau de la Vierge, à Épinal. Ils n’ont pas parlé.

Ce résistant de la première heure n’a reçu la médaille de la Résistance à titre posthume qu’en 2003, soixante ans après sa mort. Quoi d’étonnant ? Dès la veille de la Libération, notre pays a opéré un blanchiment de sa résistance. La guerre terminée, pas un de leurs noms ne figure sur les livres d’or. Quant aux monuments aux morts, il est bien rare qu’ils mentionnent un soldat africain.

 

(1) Avec son accord,nous publions de larges extraits 
du portrait qui figure dans le livre Mes étoiles noires, 
de Lilian Thuram, Éditions Philippe Ray, 18 euros, 2010.

 

LILIAN THURAM

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 14:30

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Quand Israël commerce avec l’Iran par Alain Gresh

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http://blog.mondediplo.net/2010-09-04-Quand-Israel-commerce-avec-l-Iran

Les déclarations incendiaires du président Ahmadinejad contre Israël, les proclamations des dirigeants israéliens selon lesquelles l’Iran représente une menace imminente et existentielle, pourraient faire oublier que les relations entre les deux pays ont été parfois ambiguës au cours de l’histoire récente, même après la révolution islamique de 1979. On sait que, durant la dictature du Chah, l’Iran et Israël ont entretenu des relations stratégiques fondées sur la lutte contre le monde arabe ; une alliance qui incluait aussi l’Ethiopie du Negus et la Turquie, soit les trois pays non arabes de la région. La révolution de 1979 aboutit à la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, mais les contacts n’ont pas disparu pour autant.

L’épisode le plus célèbre est celui de l’Irangate (qui éclate en 1986) et la vente à l’Iran de matériel militaire, transaction qui impliquait l’administration Reagan, le gouvernement israélien et divers trafiquants d’armes (lire Alastair Crooke, « Quand Israël et l’Iran s’alliaient discrètement », Le Monde diplomatique, février 2009.) A l’époque, durant la guerre Irak-Iran, Israël considérait que la menace représentée par Saddam Hussein était la plus grave, et que l’on devait donc aider les Iraniens à tout prix.... Cette politique fut, un court moment, soutenue par l’administration Reagan ; mais celle-ci ne tarda pas à tourner casaque et à aider massivement le gouvernement de Bagdad, fermant les yeux sur l’utilisation par ce dernier d’armes chimiques, notamment contre les Kurdes à Halabja. A l’époque, « notre ami Saddam » avait bonne presse, à Paris comme à Washington.

A lire les déclarations bellicistes actuelles des dirigeants israéliens, on pourrait penser que tout cela est de l’histoire ancienne. Il n’en est rien. Sur le site Lobelog.com, Eli Clifton révèle qu’Israël maintient des relations commerciales avec son ennemi existentiel (« Israel Still Trades With Its “Existential Threat” », 30 août 2010). Il signale un article du quotidien Maariv, dont on trouvera la traduction en anglais. L’affaire est simple : des marbres sont extraits de carrières iraniennes, envoyés en Turquie pour y être traités et exportés ensuite vers Israël. Ce commerce va à l’encontre de la loi israélienne qui interdit les relations avec les pays ennemis, soit la Syrie, le Liban et l’Iran. L’an dernier, des informations avaient révélé que des tonnes de pistaches, dont les Israéliens sont de grands consommateurs, venaient aussi d’Iran, toujours par la Turquie.

Le plus étrange est la justification donnée au journaliste de Maariv par Danny Catarivas, chef de la division du commerce international à l’Association des industries israéliennes : « Les Américains peuvent faire des choses que d’autres ne peuvent pas faire. » Et il explique qu’un petit pays dépendant de son commerce international comme Israël doit séparer l’économique du politique et ne pas entrer dans une logique de boycott économique. « De la même manière que nous sommes indignés par les tentatives de nous boycotter, nous sommes les derniers qui appuieront n’importe quel boycott. »

Un autre aspect savoureux, si l’on peut dire, de cette affaire est que non seulement ces importations israéliennes de marbre ont nettement augmenté ces dernières années, mais aussi que les carrières sont la propriété du gouvernement iranien, celui-là même qui est dénoncé comme voulant détruire Israël.

Autre information concernant l’Iran : à l’occasion de la publication de ses Mémoires, l’ancien premier ministre Tony Blair, l’un des principaux responsables de la guerre criminelle menée contre l’Irak, s’est prononcé en faveur d’une action militaire contre l’Iran : « Il n’est pas acceptable que l’Iran dispose de capacités nucléaires militaires. Je crois que nous devons nous préparer à les affronter, militairement si nécessaire. » (Notons qu’il parle de « capacités » et non de possession de la bombe.) (Tim Shipman, « How Blair was seconds from ordering RAF to shoot down passenger plane over London after 9/11 », The Daily Mail, 2 septembre).

 

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 14:16

Les impostures du bouclier fiscal au crible des Pinçon-Charlot

Par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues.

 

Trois princesses à Disneyland (Loren Javier/Flickr)

La mise en place d'un bouclier fiscal, mesure-phare de la présidence de Nicolas Sarkozy, est devenu un « boulet politique » qu'il va devoir traîner jusqu'à la fin de son mandat.

Mais ce que démontrent implacablement les sociologues Michel et Monique Pinçon-Charlot, auteurs du « Président des riches », essai dont Rue89 publie les bonnes feuilles, c'est l'incroyable injustice qu'il introduit dans le système fiscal.

Le livre, publié à La Découverte, sortira le 9 septembre en librairie. Les deux chercheurs, spécialistes de la haute société, seront le 10 et le 11 au village du livre de la Fête de l'humanité. Rue89

Couverture du "Président des riches", de Michel Pinçon et Monique Pinçon CharlotDès l'été 2007, la loi dite improprement « sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat » (Tepa) favorise les favorisés. D'abord par la fourniture d'un attirail défensif : il s'agit de protéger les patrimoines les plus importants, harcelés par les voltigeurs du ministère des Finances.

Nicolas Sarkozy a dû regretter de ne pas être l'inventeur du « bouclier fiscal ». Devenu président de la République, il n'a pas su attendre plus de deux mois : urgence des urgences, il fallait en baisser de 60 % à 50 % le plafond.

La guerre des classes se manifeste dans la symbolique d'un vocabulaire martial. Les riches sont présentés comme agressés et mis dans l'impérieuse nécessité de se défendre. Aussi leur fournit-on un bouclier pour se protéger, mais de quoi ? De la rapacité d'un peuple avide ? D'un Etat d'autant plus insatiable qu'il dépense sans compter ?

Les « évidences » de Nicolas Sarkozy sont des impostures

« Est-il possible de demander à un contribuable de donner à l'État plus de la moitié de ses revenus ? Travailler deux jours et en donner un à l'Etat, pensez-vous que cela n'est pas assez ? », demande avec une fausse naïveté le président de la République selon lequel personne ne doit payer plus de 50% de ses revenus en impôts.

Trois remarques sont susceptibles de contredire le bon sens présidentiel, dont l'évidence n'a d'égale que la mauvaise foi :

  • Les revenus considérés ne sont que partiellement des revenus du travail. Pour l'essentiel, il s'agit des dividendes, plus-values et autres revenus du capital, qu'il soit mobilier (portefeuilles d'actions, parts de fonds communs de place ment…) ou immobilier (terres et immeubles…). Il s'agit donc du produit du travail des autres.
  • Ce n'est pas la totalité des revenus qui est mise à l'abri derrière le bouclier fiscal. Les revenus menacés par l'impôt sont ceux qui n'ont pu être escamotés par le passage dans les niches fiscales ou par leur placement au soleil des paradis pour millionnaires.

     

    Les vives protestations de contribuables que l'on pourrait croire étranglés par des fonctionnaires avides et implacables ne prennent pas en compte tout ce qui a déjà échappé aux rapaces. En recourant aux facilités des 486 niches fiscales où il fait bon mettre son blé au sec, le contribuable aura pu rogner la masse visible de sa fortune et de ses revenus.

    La grande richesse est un immense iceberg. Plus on en voit, plus il y en a de dissimulé aux regards importuns. Car, à côté des niches où va se lover l'argent, abris connus et un rien bonasses, il est d'autres havres dont certains ont des allures de repaires de pirates en des îles lointaines.

    Ces paradis fiscaux échappent à toute investigation. Dans ces niches et ces paradis, l'argent est comme le Saint-Esprit : invisible mais présent. Le fisc, qui aurait plutôt à voir avec le diable, y est interdit de séjour. Les grosses fortunes peuvent ainsi se présenter avec une taille de guêpe devant l'avide percepteur. Le seuil du bouclier en est d'autant plus vite atteint.

    Le taux réel d'imposition n'est pas de 60% ou 50%. Les revenus réels étant beaucoup plus élevés que ceux déclarés au fisc, le niveau d'imposition n'est que de 40%, 30%, 20%, voire moindre, ou même nul.

  • Impôts, taxes et contributions sociales entrent dans le calcul du bouclier. Celui-ci montre une fâcheuse tendance à prendre en compte tout ce qui passe par l'administration des impôts. Le calcul du bouclier fiscal à 60% comprenait l'impôt sur le revenu des personnes physiques, l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), la taxe foncière et la taxe d'habitation.

     

    Nicolas Sarkozy fait non seulement passer le seuil du bouclier de 60% à 50% à compter du 1er janvier 2008, mais, cerise sur le gâteau, il ajoute, au total des retenues à prendre en compte, la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) qui sont des cotisations sociales et non des impôts.

    Autrement dit, les 48% de ménages non imposables sur le revenu se voient prélever à la source, sur leur fiche de salaire, ces deux contributions sociales qui, pour les revenus élevés, contribuent à l'activation du bouclier fiscal.

Photo : trois princesses à Disneyland (Loren Javier/Flickr)

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 15:13

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« Le seul milieu qui connaisse quelque chose au monde extérieur, ce n’est pas vraiment les journalistes ; ce n’est pas les hommes politiques, ils ne sont référés qu’à leurs seules traditions ; ce n’est pas le monde salarial et ses syndicats ; ce n’est pas les intellectuels, trop sensibilisés à leur langue et à leur culture ; c’est vous les patrons. Vous n’avez pas de substituts. Vous êtes la seule expertise en connaissance du monde extérieur par rapport à ce qu’il s’y passe ».

 

Michel Rocard

Université d'été du Me(r)def

 

  
Par valenton rouge  

 de bouche à oreille:  Les "canailles staliniennes" du PCF dénoncées par le PSU à Charlety en 1968 sont toujours là, pas le PSU !

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 14:58

                                                             lvres en ligne 1027

                         La culture communiste en de fiers combats

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L'universitaire Régis Antoine retrace les parcours de quelques grandes figures intellectuelles du XXe siècle, en estimant l'héritage à l'aune de l'engagement anticapitaliste.

 

La Culture communiste  en France, de Régis Antoine,  Éditions Le Temps des Cerises, 2010, 236 pages, 15 euros.

 

L ’intérêt premier de cet ouvrage est de nous restituer tout un aspect de notre culture que l’institution universitaire et les médias dominants ont tendance, spécialement depuis la fin du système soviétique, à occulter : la présence forte d’une expression communiste dans la littérature française, qu’il s’agisse de la grande littérature (Aragon, Breton, Césaire, Malraux) ou de la littérature populaire, dont il ne faut sous-estimer ni la qualité ni l’impact sur les consciences. Cette « parole » a mis en forme des concepts politiques en leur imposant une retraduction, inspirée par le marxisme, qui leur a insufflé une signification progressiste. C’est ainsi que l’idée de peuple a cessé d’être mythifiée pour devenir l’occasion de descriptions lucides révélant les inégalités de classe, les souffrances et l’aliénation des hommes ordinaires comme chez Nizan. Ou encore que la nation a été débarrassée de son encombrant héritage patriotique qui poussait les hommes à se faire la guerre dans l’intérêt des seuls possédants et que les surréalistes, mais aussi la poésie et la chanson de rue, ont su dénoncer avec violence et humour. La nation devint alors un lieu de pouvoir collectif et une base de défense des peuples opprimés que la littérature anticolonialiste (voir Frantz Fanon) a pu exalter. Exit donc l’idée réactionnaire d’un Barrès militant pour l’enracinement dans la Terre et vive la formule magnifique d’un Martin du Gard affirmant qu’un « homme dépatrié n’est pas inconcevable ».

Mais ce livre a un autre intérêt, inestimable à nos yeux : celui de prendre la mesure positive de ce qu’a été l’action des intellectuels communistes tout au long du terrible XXe siècle. Sans tomber un seul instant dans l’hagiographie – le stalinisme est une horreur et ceux qui l’ont soutenu sciemment sont dénoncés  –, Régis Antoine montre que leurs écrits ont accompagné ou inspiré des engagements justes la plupart du temps, dont la générosité, l’intégrité, le sens de la justice, le refus du malheur que le capitalisme secrète, ont été les motifs. L'auteur met ainsi en avant, dans un très beau parallèle avec Nizan, la figure brillante de Paul Vaillant-Couturier s’engageant auprès du prolétariat et y sacrifiant une part de sa vocation littéraire, et il décrit le combat obscur des communistes au début de la Seconde Guerre mondiale ou celui des engagés en Algérie sapant à leur manière cette guerre injuste. Enfin, Aimé Césaire a droit à une brillante analyse indiquant comment il a combiné la lutte pour l’universel et la défense tenace de l’identité martiniquaise. Alors qu’un peu partout on s’attache à salir l’idée communiste sous toutes ses formes, il faut saluer cette réhabilitation à la fois exacte, érudite, incisive et audacieuse.

 

L'ouvrage de Régis Antoine sera présenté en avant-première à la Fête de l'Humanité.

 

Yvon Quiniou, philosophe

Par valenton rouge
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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 14:53

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Fêtes communistes (1) – Fête portugaise d'Avante!: une fête politique avec comme mot d'ordre la lutte contre la politique de droite du gouvernement PS

 

festa avante 2010 marca horizontal c data cor rgb34ème Fête d'Avante! au Portugal


 

Une fête politique avec comme mot d'ordre la lutte contre la politique de droite du gouvernement PS

 

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le 3,4 et 5 septembre, à Seixal, dans la banlieue de Lisbonne, se déroulera la fête traditionnelle des communistes portugais, la fête d'Avante. Chaque année, depuis trente-quatre ans et le rétablissement de la démocratie, des centaines de milliers de militants, sympathisants, jeunes et salariés se réunissent dans une ambiance festive et fraternelle. Ils profitent de la diversité des animations de la fête: compétitions sportives, expositions artistiques ou politiques, spectacles de danse, représentations théâtrales, stands littéraires ou encore concours musicaux, il y en a pour tous les goûts. Et la programmation musicale reflète cette diversité: de la chanson à texte au jazz, du rock anglo-saxon à la musique classique, des rythmes latino-américains aux chants folkloriques portugais.



Mais ce qui fait la spécificité de la fête est ailleurs, la fête d'Avante, contrairement à certaines autres fêtes communistes en Europe, reste une fête politique et une fête communiste, le moment d'affirmation du PCP et de sa raison d'être.

 

 

Une fête politique placée sous le signe de la lutte contre les projets gouvernementaux et patronaux

 

 

Si la fête de l'année dernière, année électorale, avait été placée sous le mot d'ordre « Portons la lutte jusqu'aux urnes », cette année encore la lutte reste la priorité: lutte contre les mesures concrètes du gouvernement PS, lutte contre cette politique de droite incarnée par le plan de rigueur dit PEC (Plan de stabilité et de croissance) et qui coupe dans les salaires, les retraites et les services publics, lutte pour affirmer un nouveau cap pour le pays, une politique « patriotique et de gauche ».



Le lieu central de la fête reste le pavillon central où se réunissent militants et dirigeants, sympathisants actuels et futurs, élus et électeurs pour débattre et surtout dégager les lignes d'action pour la rentrée. La teneur des débats réunissant les principaux dirigeants du parti parle sur la priorité du moment: « Offensive du gouvernement, PEC et la politique nécessaire »; « Combattre les privatisations, défendre l'intérêt public » ou encore « Défendre le service national de Santé ». Tout un programme.

 

 

En avant pour un PCP plus fort! … en puisant dans son histoire glorieuse et en réaffirmant son identité communiste

 

 

Comme l'année dernière, l'accent est à nouveau mis sur le renforcement du parti, leitmotiv de la direction du PCP depuis 2004. La visibilité du parti sera maximale sans pour autant étouffer la nécessaire dynamique de rassemblement populaire partant des luttes, et l'adhésion sera encouragée dans les stands locaux. Le dernier débat majeur qui clora la fête sera précisément plus un mot d'ordre pour l'action qu'autre chose, orienté vers la reconstitution de cellules d'entreprises: « En avant pour un PCP plus fort dans les entreprises et sur les lieux de travail! ».



Et cette année, les constructeurs de la fête ont décidé de mettre à l'honneur la glorieuse histoire des communistes, les luttes ouvrières menées par le PCP et la CGTP-IN sous le salazarisme, pendant la révolution d'Avril et depuis, avec présence littéraire et exposition entre autres. Le 120 ème anniversaire du 1er mai sera l'occasion de réaffirmer le principe marxiste selon lequel « la lutte des travailleurs est le moteur de l'histoire ». Surtout, le 5ème anniversaire de la mort du dirigeant historique du PCP, Alvaro Cunhal (cf l'article Il y a 5 ans... le dirigeant historique du PCP, Alvaro Cunhal nous quittait, bref rappel d'un engagement communiste de toute une vie), est l'occasion de rééditer le classique de Cunhal: « Le parti aux parois de verre »où il réaffirme en l'ajournant la conception léniniste du parti. Les dirigeants actuels du PCP continuent de se réclamer de cet héritage d'un « parti léniniste adapté aux spécificités nationales ».

 

 

« Oui à la paix, Non à l'OTAN! » Lutte anti-impérialiste et solidarité internationale

 

 

L'espace international sera sans nul doute un autre lieu d'intense activité politique. Le mot d'ordre sera celui de la campagne lancée depuis le début d'année par le PCP en vue du sommet de l'OTAN qui se réalisera à Lisbonne en novembre prochain: « Oui à la paix, non à l'OTAN! ». Déjà, le PCP a fait signer par une soixaintaine de partis communistes du monde entier allant dans ce sens (cf Appel en vue du sommet de l'OTAN à Lisbonne en novembre et signé par 62 partis communistes et ouvriers: « Pour la paix! Non à l'OTAN ») et construit au Portugal la mobilisation collective autour de mots d'ordre politiques conséquents. Car, le PCP concentre ses feux sur la guerre en Afghanistan (retrait des troupes) et sur l'OTAN (sortie du Portugal du bloc impérialiste) et compte faire de cette fête un moment fort dans cette mobilisation populaire.



Si la lutte contre l'OTAN et le militarisme découle logiquement de la lutte anti-impérialiste, il en est de même pour la lutte contre l'Union Européenne et ses politiques de casse sociale qui sera le sujet d'un des trois débats internationaux: « Crise du capitalisme en Europe et dans l'Union Européenne » avec des représentants des PC Portugais, espagnol et grec. Lutte anti-impérialiste et donc solidarité internationale avec les peuples en lutte, avec l'accent mis cette année sur le mouvement progressiste de libération nationale et sociale touchant l'Amérique Latine: un débat « Amérique Latine – lutte et résistance révolutionnaire », avec participation des représentants des PC cubain et vénézuelien. L'occasion donc de réaffirmer sa solidarité sans équivoque avec Cuba socialiste. Les actions de solidarité avec les peuples chypriotes et palestiniens seront également des moments clés de la fête.



L'espace international sera avant tout l'occasion de donner une tribune au mouvement communiste international: 21 partis communistes sont invités à la fête (dont les PC Espagnols, allemands, grecs, italiens, brésiliens, vénézueliens, cubains...) – ainsi qu'aux organisations de libération nationale. Elles seront sept, la plupart issues des anciennes colonies portugaises. Comme c'est le cas depuis plusieurs années, le PCF était invité mais ne participera pas à la fête. Nous le regrettons.



En tout cas, les communistes français ne peuvent qu'être enthousiastes devant une fête qui a choisi de rester une fête politique communiste! Et qui a n'a pas pour autant perdu son ambiance chaleureuse et fraternelle, bien au contraire!



A luta continua!

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 14:49

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Fêtes communistes (2)Fête de l'Ernesto à Bologne: Unir les communistes pour reconstruire un Parti communiste en Italie

 

banner lernestoit finefestaFête de l'Ernesto (Parti de la refondation communiste) à Bologne



« L'unité des communistes est possible et nécessaire »



par Franco Tomassoni, dans Liberazione, journal du Parti de la Refondation communiste



Traduction AC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Dimanche 29 août, à Bologne: se termine la Fête nationale de l'Ernesto entamée le 26: le grand Parc Togliatti est strié de rouge; au crépuscule, les drapeaux du Parti de la refondation communiste (PRC) et du Parti des Communistes Italiens (PdCI) s'entremêlent et flottent au vent à tous les coins de la Fête et les plusieurs centaines de camarades des deux partis venus de toute l'Italie, les jeunes hommes et les jeunes femmes des Jeunes communistes (GC) et de la Fédération des jeunes communistes italiens (FGCI) disent tout clairement: voilà, l'unité des communistes – comme point cardinal de l'unité de la gauche anti-capitaliste – est possible, nécessaire, facile à réaliser même. Il suffirait que les dirigeants nationaux favorisent cette volonté unitaire qui est déjà dans la conscience des militants et des cadres des deux partis.



« Nous savons – dit Fabio, un jeune du PRC venu d'Ancone qu'il existe entre nous et le PdCI des différences mais nous savons aussi que ce qui nous unit est plus important. Et puis l'attaque du capital est tellement forte que notre division est de plus en plus insensée; nous devons unir les deux partis pour en construire un plus fort, en le dotant – par la lutte sociale, et la recherche politique et théorique ouverte – d'un projet anti-capitaliste à la hauteur de notre temps, qui puisse être synthèse et unir par le haut la diaspora communiste italienne ».



Fosco Giannini – coordinateur national de l'Ernesto – nous dit: « Cela a été une Fête de masse et nous sommes très satisfaits de l'esprit général qui en est ressorti: dans la conscience de tant de camarades qui sont venus, tout sectarisme est banni et domine une conception mature de l'unité, des communistes et de la gauche d'alternative ».



festa bar21h: dans la grande salle, dansent un millier de citoyens et de camarades; dans les deux salles à manger, une centaine de camarades avec leurs familles – comme chaque soir – déguste les plats, vraiment particuliers, préparés pour cette Fête, qui a été véritablement une Fête grande, populaire, massive. Et expérimentale: pour la première fois ont été organisés des cours de l' « Université d'été »; jeudi 26, Alessandro Hobel, historien du mouvement ouvrier, a donné « une leçon » sur l'histoire du mouvement communiste italien, de Gramsci à aujourd'hui, mettant en évidence les phases finales et liquidatrices de cette histoire (de Ochetto à Bertinotti et Vendola) mais insistant surtout, pour repartir de l'avant, sur la grande leçon communiste italienne – de Gramsci, Secchia, Longo, Togliatti – en passant aussi par l'expérience communiste extérieure au PCI. Le vendredi 27, Fausto Sorini, Mauro Gemma et Francesco Maringio ont fait un rapport sur l'international et sur l'état des lieux des partis communistes et des forces anti-impérialistes et révolutionnaires mondiales, qui à travers leur rôle actif et transformateur ont démenti et tourné en ridicule la prophétie de Fukuyama, visant à ratifier « la fin de l'histoire » et la victoire éternelle du capital. Samedi 28, l'économiste Domenico Moro a fait la lumière – en réactualisant Marx – sur la crise économique du capital et dimanche 29, Andrea Catone a captivé une Assemblée fournie avec une leçon magistrale sur l'actualité du communisme au XXIème siècle. A l'université d'été – c'est l'élément important – ont participé en tout 200 camarades, pour grande partie des jeunes, témoignant du fait qu'il existe – parmi les militants – une grande soif de savoir, un besoin d'étudier, d'échanger, de se former.



La question palestinienne (avec Fabio Amato, PRC, Francesco Francescaglia, PdCI et Mila Pernice, du Forum Palestine) et la question ouvrière (avec Barbieri du PRC; Pagliarini du PdCI, des ouvriers délégués syndicaux de la Thyssen-Krupp, d'Eutelia, de FIAT, de Napoletana Gas et avec des dirigeants nationaux de la FIOM) ont représenté deux moments forts du débat politique. Des cadres ouvriers présent est sorti est un avertissement clair: la lutte sociale est centrale et les communistes, pour retrouver la crédibilité perdue et leur ancrage de masse, ne doivent jamais plus prendre le raccourci des gouvernements faibles et subordonnés au capital, mais faire leur la résistance des ouvriers de FIAT-Pomigliano et croire de nouveau en la lutte. Émouvantes, prenantes, ont été les rencontres avec le poète ouvrier Fabio Franzin et la soirée de « théâtre civil » d'Andrea Maurizi, « Le nez en sang », sur les violences de Gênes.



Sur le chemin du retour, tandis que la nuit tombe et que la Fête s'achève, deux jeunes gens rappellent la leçon d'Andrea Catone:« Le communisme est une nécessité sociale et historique et la réponse la plus élevée au risque de catastrophe pour l'humanité; son avènement, toutefois, n'est pas inévitable. Pour le préparer, il faut résister, lutter, être révolutionnaires. En construisant déjà la formation nécessaire à tout cela: le parti communiste. »

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 14:33

De Strauss-Kahn de New-York-FMI à Sarkozy à Paris-Elysée avec ses compliments !

 

La note d’information du FMI sur l’économie française, rendue publique le 30 juillet 2010, est véritable recueil de félicitations adressées à la politique du gouvernement. Loin des contingences électorales, Strauss-Kahn n’a pas à se retenir et à cacher son accord total avec la politique de casse économique et sociale de Sarkozy. Voilà qui en dit long sur ce qu’il y a à attendre d’une alternance en 2012 et sur les illusions qui cherchent à détourner les travailleurs des luttes présentes.

 

sarkozy-et-strauss-kahn.jpg

Extraits (soulignés par nous):


« Les administrateurs (du FMI) ont estimé que les mesures de relance budgétaire de 2009-10 étaient bien conçues, notamment la suppression de la taxe professionnelle. Étant donné la forte hausse de la dette publique, il conviendra, au cours des années à venir, de donner la priorité à un rééquilibrage crédible et sensible des finances publiques. Les administrateurs ont félicité les autorités de leur détermination à ramener le déficit budgétaire global à 3 % du PIB d'ici 2013. Ils ont salué les mesures de rééquilibrage déjà identifiées, notamment la poursuite de la limitation des dépenses de l'administration centrale et le gel en valeur nominale des transferts aux collectivités locales. La réforme annoncée des retraites est un élément clé de la stratégie d'assainissement et met l'accent à juste titre sur le relèvement de l’âge de la retraite. Il convient aussi de poursuivre les efforts visant à mieux maîtriser les dépenses de santé. »


« Les administrateurs ont observé que la rentabilité des banques françaises s'était améliorée au sortir de la crise et ils se sont félicités de voir confirmée la solidité des banques par les résultats des tests de résistance effectués à l'échelle européenne. »

 

« Les administrateurs ont insisté sur l'importance de poursuivre l'application du programme de réformes structurelles afin de rehausser la compétitivité, de stimuler la création d'emplois et de promouvoir l'innovation. Outre les politiques d’activation engagées sur le marché du travail et les mesures de formation, la modération du salaire minimum devrait être poursuivie afin de rétablir progressivement une échelle des salaires incitative pour les jeunes et les travailleurs peu qualifiés. »

Par PCF - Section Paris 15ème -
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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 14:13

 

Liberté pour Salah Hamouri !

par Jean-Claude Lefort

Les soussignés, membres du « Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens » tiennent aujourd’hui 4 septembre à manifester solennellement leur indignation devant le fait que depuis 2.000 jours un jeune franco-palestinien de 25 ans, le jeune Salah Hamouri, est en prison dans les geôles israéliennes.

Il n’a commis aucun crime ni aucun délit mais malgré cela il a été condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire israélien d’occupation installé en pleine Cisjordanie. De naissance franco-palestinien, il n’est« que » Français de jure du fait que l’occupation israélienne de Jérusalem-Est où il réside le prive de la dimension palestinienne de sa bi-nationalité comme sont privés de toute nationalité les Palestiniens vivant dans cette partie de la ville.

Tandis que les autorités françaises se sont portées « au secours » de tous les Français victimes d’arbitraires à l’étranger, dans le cas présent elles restent particulièrement silencieuses et le Président la république refuse même de recevoir, à la différence notable de tous les autres cas connus, Denise Hamouri, la mère de Salah.

Salah Hamouri est aujourd’hui le seul Français dans le monde à être en prison uniquement pour des raisons politiques, lui qui ne cache pas son refus de l’occupation israélienne des Territoires palestiniens occupés, inclus Jérusalem-Est.

Si rien n’est fait pour le libérer, entré en prison à l’âge de 20 ans, Salah Hamouri en sortira à l’âge de 27 ans. Ce n’est pas supportable pour lui ni pour ce que doit défendre la France sans aucune exclusive dans le monde : les droits de l’homme qui sont universels ou ne sont pas.

Le « deux poids, deux mesures » dont est victime Salah Hamouri de la part des autorités française n’a que trop duré.

Nous, soussignés, demandons avec force que celles-ci se mobilisent enfin réellement pour obtenir des autorités israéliennes, comme elles le peuvent, la libération de notre jeune compatriote. C’est la politique qui a mis Salah en prison. C’est la politique, et rien d’autre, qui l’en sortira.

Plus que jamais, en ce 4 septembre 2010, tandis que Salah Hamouri est en prison depuis 2.000 jours alors qu’il devrait être libre nous demandons au Président de la république et au gouvernement d’intervenir fermement pour obtenir la :

Libération de Salah Hamouri !

Les premiers signataires :

 
Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) - Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Américains contre la guerre (AAW) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Confédération Générale du Travail (CGT) - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE)- Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - Gauche Unitaire (GU) – Cedetim-IPAM – La Courneuve-Palestine - Le Mouvement de la Paix - Les Alternatifs - Les Femmes en noir - Les Verts - Ligue des Droits de l’Homme (LDH) - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Une autre Voix Juive (UAVJ) Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union syndicale Solidaires

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