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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 16:28
bonnes Lectures

Littératures du monde

Renoncer ou mourir

« Double suicide manqué aux 48 cascades d’Akamé », de Kurumatani Chokitsu

par Eric Dussert

«Les villes modernes ont partout cette propriété secrète d’aspirer en le canalisant le flux des vagabonds qui cherchent du travail, mais disons qu’à Amagasaki le secret est mis à nu. Et j’étais arrivé ici comme les autres, tous réduits à la dernière extrémité. » Double suicide manqué aux 48 cascades d’Akamé (1998), le premier livre du Japonais Kurumatani Chokitsu (1945-2015), qui vient d’être traduit en français, ne s’offre pas comme une bluette où serait raconté un Japon technologique et lisse. Dans la baie d’Osaka, le long de la rivière Yodogawa, la ville d’Amagasaki est un faubourg défiguré par les usines sidérurgiques qui attirent les Coréens en quête de travail. Une sorte de cour des miracles accueillant tous les exclus, prostituées et maquerelles, voyous traîne-savates, jusqu’aux cadres et employés (salary men) en rupture de ban, comme Ikushima Yoichi, le narrateur.

À la suite d’un dépit amoureux, ce trentenaire s’est enfermé dans une existence de rien, incapable de retrouver l’estime de lui-même. Successivement larbin de service à l’entrée d’une auberge à Himeji, garçon de cuisine à Kyoto, gérant d’une gargote à Motomachi, où les bandits de Kobé se donnent rendez-vous, puis d’un troquet pour parieurs, il a choisi la voie du renoncement parmi les hinin, la caste des non-humains à laquelle appartiennent les mafieux qui l’entourent. « Je végétais près de la gare de Deyashiki, sur la ligne Osaka-Kobé, dans un quartier aux gouttières rouillées où je passais mes journées à empaler des bouts de tripe ou de la viande de poulet pour le compte d’une marchande de brochettes. C’était, si j’inclus deux années de chômage à Tokyo, ma sixième année de survie dans cette existence d’épave. »

Ikushima Yoichi est un homme hanté par ses pensées, par les mots et par les images. Outre qu’il fait des rêves troublants durant lesquels il court, le dos en feu, il ne peut s’arracher à la contemplation d’Ayachan, la belle prostituée. À l’affût de tous les signes, l’homme l’observe et, « dans le mouvement des yeux qui se détournent, la saisit tout entière ». Tout irait bien si le « copain » de la fille, un tatoueur aux yeux rougis, ne semblait incarner l’immuable Fudo Myoo, figure la plus virile de la colère du Bouddha qui détruit par le feu les puissances hostiles, représentant le patron « sombre et grimaçant des métiers dangereux et de ceux qui ont choisi la voie extrême », c’est-à-dire la pègre. Et finalement se joue la tragédie antique au bout de laquelle il n’y a que la fuite par le double suicide amoureux, thème classique du théâtre traditionnel japonais, le kabuki, aux quarante-huit cascades des gorges d’Akamé (aka, c’est-à-dire rouge ; mé, yeux), terrain d’entraînement, au Moyen Âge, des ninjas, ces autres hinin.

Confronté aux œuvres parodiques d’autres écrivains japonais, le « roman du moi », cette fiction de l’intimité à la mode insulaire, a connu un sursaut éblouissant avec cet ouvrage de Kurumatani Chokitsu. À l’instar du Bateau-Usine (1929) de Kobayashi Takiji, Double suicide manqué aux 48 cascades d’Akamé est un roman âpre qui énonce magistralement la perte de substance de l’homme moderne, dont l’énergie déclinante ne permet plus de profiter de sa « vie mystérieuse », cette part secrète pour laquelle « mourir ne serait pas un prix trop cher à payer ».

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 15:04

Alors que la date de la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, devient Fête nationale, celle de la proclamation de la République reste peu présente dans la mémoire populaire. Une éclosion constituée d’une succession d’événements politiques.
Lire sur www.humanite.fr le texte d'Hervé Leuwers Professeur à l’université Lille-III, directeur des Annales historiques de la Révolution française. Dernier livre paru : Robespierre, Fa yard, Paris, 2014.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 11:55

Rassembler autour d’une candidature antilibérale et à gauche, construite en commun. 16 Septembre 2016

Rassembler autour d’une candidature antilibérale et à gauche, construite en commun.

16 Septembre 2016

L’opportunisme gauchiste ramène toujours ses adeptes par la droite. C’est une constante. Ces personnages, au mieux sociaux démocrates, arrivent dans leurs circonvolutions à cet objectif essentiel pour la bourgeoisie consistant à priver autant que faire se peut le prolétariat de sa force organisée : le parti communiste. Ils sont viscéralement anticommunistes et rarement, sauf en apparence, anticapitalistes.

Ils ont été du PS de Mitterrand à celui de Hollande le plus souvent ceux qui ont cautionné, accompagné et mis en œuvre depuis le tournant de la rigueur en 1984 les politiques de renoncement au changement et ce faisant de plus en plus libérale sous la dictée de la Commission européenne.

S’il y a une chose dont les communistes peuvent être fiers, c’est bien de l’histoire de leur Parti celle de 36 et de 45 celle des luttes anticoloniales, des luttes sociales et démocratiques, toujours conduites avec le souci premier de rassembler le peuple pour arracher les conquêtes permettant le progrès de la société, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et des foyers populaires.

Aujourd’hui dans les conditions du moment, ils sont à la recherche de la démarche la plus efficace pour aboutir, en ce sens, à une candidature à l’élection présidentielle qui offre, à celles et ceux qui ne veulent pas la poursuite de la politique d’austérité de Hollande et Valls, qui refusent le retour de la droite et le piège de l’extrême droite, la possibilité de soutenir un seul candidat portant haut et fort les couleurs de la gauche de progrès.

Pour cela nous n’avons pas « privatisé le sigle du Front de gauche » mais nous n’allons pas non plus le laisser choir comme un accessoire électoral banal dont on pourrait changer au gré des élections pour rester dans le tempo médiatique du présidentialisme et s’y délecter tout en le dénonçant.

Notre histoire encore une fois confirme que nous n’avons pas besoin d’un guide. Nous sommes en effet capables « d’exister par nous-mêmes » et nous le montrons de manière constante dans les luttes sociales comme dans les élections quelles qu’elles soient.

Mélenchon nous invite à défendre « nos idées au positif », il devrait savoir plus encore après la Fête de l’Huma qui en a fait une fois encore la démonstration, que les communistes ont cette qualité d’agir avec désintérêt et modestie et souvent d’éclairer le difficile chemin du combat anticapitaliste.

Dans cette longue histoire il y a eu des alliances avec le PS. C’est le principal reproche que nous font Mélenchon et ses soutiens. Ce débat nous l’avons depuis le Congrès de Tours. Ceux qui ont quitté le PS récemment qui ont été avant avec Mitterrand, Jospin et Hollande se veulent particulièrement critiques sur cet aspect politique des choses ramenant à la tactique électorale.

Le PC se serait toujours compromis dans ces alliances y compris récemment pour les municipales et les régionales. Toutefois, en nous faisant ce reproche nous avons vu le PG et son leader prôner l’alliance avec EELV qui était encore au gouvernement.

Les dirigeants du PG considèrent, c’est leur droit, que la présence des élus communistes dans les régions et les villes n’est pas une bonne chose et ils confondent l’impératif de pouvoir mener le combat de classe dans les institutions avec ce combat lui-même. Pour autant c’est avec le PC qu’ils rechercheront un accord aux européennes permettant à Mélenchon d’avoir son siège de député.

Il n’en demeure pas moins qu’en 2012 au soir du premier tour le candidat Mélenchon fut dans les premiers à se désister en faveur « du capitaine de pédalo » auquel il promettra ensuite « de tordre le bras ». Mais cette radicalité verbale qui fait le bonheur des médias aux mains de l’oligarchie, si décriée, a ses limites.

Nous sommes loin du succès mémorable contre le TCE en 2005 et de la belle campagne pour le NON de gauche construite et structurée par le PC et ses militants dans laquelle Mélenchon fut accueilli sans réticence, malgré un long passé politique au PS et un OUI revendiqué au Traité de Maastricht.

Candidat auto-désigné à l’élection présidentielle, il ne supporte pas que le PC ne se soit pas calé sur son propre choix. Le plus dommageable c’est que des dirigeants communistes lui emboitent le pas confirmant ainsi toute l’attention qu’ils peuvent porter ensemble aux décisions prises majoritairement au 37ème Congrès. Certains ont certes blanchi sous le harnais mais cela ne peut en aucun cas expliquer une attitude aussi irrespectueuse.

C’est d’autant plus inacceptable que l’entreprise du PG et de Mélenchon, hors parti comme il se plait à le répéter, participe d’un scénario à l’italienne de recomposition à gauche sur les décombres d’un PS détruit par ses propres dirigeants et sur une marginalisation du PC voire sur son implosion. La fin de cycle conduirait ainsi à l’émergence d’un mouvement social démocrate occupant l’espace vacant.

La question dés lors n’est pas de savoir si nous allons pouvoir engager comme en 2012 des candidats dans 80 % des circonscriptions avec la maigre satisfaction d’en tirer comme avantage le versement de l’aide publique aux partis politiques au prorata des suffrages recueillis, mais d’écrire un autre scénario que celui du retour de la droite lestée par son extrême et prête à appuyer sur l’accélérateur ultralibéral.

Les communistes ont fait ce choix. Contrairement à Mélenchon qui nous exclut désormais du sien nous n’en avons jamais exclu le PG ni lui-même. Nous savons où nous voulons aller avec un calendrier et une proposition dont le contenu permet de rassembler autour d’une candidature antilibérale et à gauche construite en commun.

A défaut, l’élection présidentielle structurera les législatives, l’inversion du calendrier et le quinquennat voulus par Jospin et le PS ont été faits pour ça, et la satisfaction d’avoir bousculé Hollande à la présidentielle se retournera comme en 2012, dans un contexte différent face à Sarkozy mais instructif, en une débâcle désastreuse pour la gauche de progrès privée d’une représentation parlementaire suffisante et par voie de conséquence surtout pour le peuple.

Sans les parlementaires communistes et Front de gauche, qui aurait mené la lutte contre la sinistre loi de casse du code du travail ?

Telle est l’équation à plusieurs inconnus qu’il serait suicidaire de vouloir résoudre ce jour dans la précipitation, les égarements verbaux ou les postures versatiles.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 11:51
Rassembler autour d’une candidature antilibérale et à gauche, construite en commun.  16 Septembre 2016
Rassembler autour d’une candidature antilibérale et à gauche, construite en commun.  16 Septembre 2016

Rassembler autour d’une candidature antilibérale et à gauche, construite en commun.

16 Septembre 2016

L’opportunisme gauchiste ramène toujours ses adeptes par la droite. C’est une constante. Ces personnages, au mieux sociaux démocrates, arrivent dans leurs circonvolutions à cet objectif essentiel pour la bourgeoisie consistant à priver autant que faire se peut le prolétariat de sa force organisée : le parti communiste. Ils sont viscéralement anticommunistes et rarement, sauf en apparence, anticapitalistes.

Ils ont été du PS de Mitterrand à celui de Hollande le plus souvent ceux qui ont cautionné, accompagné et mis en œuvre depuis le tournant de la rigueur en 1984 les politiques de renoncement au changement et ce faisant de plus en plus libérale sous la dictée de la Commission européenne.

S’il y a une chose dont les communistes peuvent être fiers, c’est bien de l’histoire de leur Parti celle de 36 et de 45 celle des luttes anticoloniales, des luttes sociales et démocratiques, toujours conduites avec le souci premier de rassembler le peuple pour arracher les conquêtes permettant le progrès de la société, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et des foyers populaires.

Aujourd’hui dans les conditions du moment, ils sont à la recherche de la démarche la plus efficace pour aboutir, en ce sens, à une candidature à l’élection présidentielle qui offre, à celles et ceux qui ne veulent pas la poursuite de la politique d’austérité de Hollande et Valls, qui refusent le retour de la droite et le piège de l’extrême droite, la possibilité de soutenir un seul candidat portant haut et fort les couleurs de la gauche de progrès.

Pour cela nous n’avons pas « privatisé le sigle du Front de gauche » mais nous n’allons pas non plus le laisser choir comme un accessoire électoral banal dont on pourrait changer au gré des élections pour rester dans le tempo médiatique du présidentialisme et s’y délecter tout en le dénonçant.

Notre histoire encore une fois confirme que nous n’avons pas besoin d’un guide. Nous sommes en effet capables « d’exister par nous-mêmes » et nous le montrons de manière constante dans les luttes sociales comme dans les élections quelles qu’elles soient.

Mélenchon nous invite à défendre « nos idées au positif », il devrait savoir plus encore après la Fête de l’Huma qui en a fait une fois encore la démonstration, que les communistes ont cette qualité d’agir avec désintérêt et modestie et souvent d’éclairer le difficile chemin du combat anticapitaliste.

Dans cette longue histoire il y a eu des alliances avec le PS. C’est le principal reproche que nous font Mélenchon et ses soutiens. Ce débat nous l’avons depuis le Congrès de Tours. Ceux qui ont quitté le PS récemment qui ont été avant avec Mitterrand, Jospin et Hollande se veulent particulièrement critiques sur cet aspect politique des choses ramenant à la tactique électorale.

Le PC se serait toujours compromis dans ces alliances y compris récemment pour les municipales et les régionales. Toutefois, en nous faisant ce reproche nous avons vu le PG et son leader prôner l’alliance avec EELV qui était encore au gouvernement.

Les dirigeants du PG considèrent, c’est leur droit, que la présence des élus communistes dans les régions et les villes n’est pas une bonne chose et ils confondent l’impératif de pouvoir mener le combat de classe dans les institutions avec ce combat lui-même. Pour autant c’est avec le PC qu’ils rechercheront un accord aux européennes permettant à Mélenchon d’avoir son siège de député.

Il n’en demeure pas moins qu’en 2012 au soir du premier tour le candidat Mélenchon fut dans les premiers à se désister en faveur « du capitaine de pédalo » auquel il promettra ensuite « de tordre le bras ». Mais cette radicalité verbale qui fait le bonheur des médias aux mains de l’oligarchie, si décriée, a ses limites.

Nous sommes loin du succès mémorable contre le TCE en 2005 et de la belle campagne pour le NON de gauche construite et structurée par le PC et ses militants dans laquelle Mélenchon fut accueilli sans réticence, malgré un long passé politique au PS et un OUI revendiqué au Traité de Maastricht.

Candidat auto-désigné à l’élection présidentielle, il ne supporte pas que le PC ne se soit pas calé sur son propre choix. Le plus dommageable c’est que des dirigeants communistes lui emboitent le pas confirmant ainsi toute l’attention qu’ils peuvent porter ensemble aux décisions prises majoritairement au 37ème Congrès. Certains ont certes blanchi sous le harnais mais cela ne peut en aucun cas expliquer une attitude aussi irrespectueuse.

C’est d’autant plus inacceptable que l’entreprise du PG et de Mélenchon, hors parti comme il se plait à le répéter, participe d’un scénario à l’italienne de recomposition à gauche sur les décombres d’un PS détruit par ses propres dirigeants et sur une marginalisation du PC voire sur son implosion. La fin de cycle conduirait ainsi à l’émergence d’un mouvement social démocrate occupant l’espace vacant.

La question dés lors n’est pas de savoir si nous allons pouvoir engager comme en 2012 des candidats dans 80 % des circonscriptions avec la maigre satisfaction d’en tirer comme avantage le versement de l’aide publique aux partis politiques au prorata des suffrages recueillis, mais d’écrire un autre scénario que celui du retour de la droite lestée par son extrême et prête à appuyer sur l’accélérateur ultralibéral.

Les communistes ont fait ce choix. Contrairement à Mélenchon qui nous exclut désormais du sien nous n’en avons jamais exclu le PG ni lui-même. Nous savons où nous voulons aller avec un calendrier et une proposition dont le contenu permet de rassembler autour d’une candidature antilibérale et à gauche construite en commun.

A défaut, l’élection présidentielle structurera les législatives, l’inversion du calendrier et le quinquennat voulus par Jospin et le PS ont été faits pour ça, et la satisfaction d’avoir bousculé Hollande à la présidentielle se retournera comme en 2012, dans un contexte différent face à Sarkozy mais instructif, en une débâcle désastreuse pour la gauche de progrès privée d’une représentation parlementaire suffisante et par voie de conséquence surtout pour le peuple.

Sans les parlementaires communistes et Front de gauche, qui aurait mené la lutte contre la sinistre loi de casse du code du travail ?

Telle est l’équation à plusieurs inconnus qu’il serait suicidaire de vouloir résoudre ce jour dans la précipitation, les égarements verbaux ou les postures versatiles.

Michel Stefani

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 08:36
Mare Nosttrum:règlement politique et non violent de la "question kurde

Turquie : La libération d'A.Öcalan est une des conditions indispensables au règlement politique et non violent de la "question kurde" (PCF)

Jeudi, 8 Septembre, 2016

Humanite.fr

Le dirigeant kurde Abdullah Öcalan est emprisonné depuis près de 18 ans sur l’île d’Imrali. Au mépris de toutes les conventions internationales et européennes, le gouvernement turc le maintient à l’isolement.

À intervalles réguliers, il est privé des visites de sa famille et de ses avocats. Ce traitement inhumain n’entame pourtant pas sa détermination à œuvrer pour trouver le chemin d’une paix durable. Öcalan a été le principal artisan du processus de négociations que Recep Tayyip Erdogan a rompu brutalement.

Depuis plusieurs mois, la communauté internationale ne reçoit aucune information sur son état de santé et sa sécurité. Lors de la tentative de putsch du 15 juillet dernier, qui a heureusement échoué, les putschistes ont tenté de s’emparer de lui. Sa vie est en danger.

La France et l’Union européenne doivent intervenir pour exiger de la Turquie le respect de ses engagements en permettant une visite immédiate des membres de sa famille, de ses avocats et de représentants élus.

Le PCF considère que la libération d’Abdullah Öcalan qui appelle à la paix et au rassemblement et la reconnaissance de droits politiques et culturels de tous les peuples de Turquie est une des conditions indispensables à un règlement politique, non violent et démocratique de la « question kurde » en Turquie.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, exprime toute sa solidarité au peuple kurde et à sa lutte émancipatrice pour la paix, l'égalité et la démocratie en Turquie.

Parti communiste français

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 14:08
ou l'on voit que le salafisme est le fruit de frustrations =sociales= et non pas culturelles, authentiquement françaises

ou l'on voit que le salafisme est le fruit de frustrations =sociales= et non pas culturelles, authentiquement françaises

Avec 30 ans de crise économique et l'absence de boulot dans les quartiers, l'appel pour un au dela meilleur a remplacé comme mode de socialisation les mobilisations CGTistes des générations du plein emploi qui luttaient pour un ici-bas meilleur ....

Les dérives djihadistes de la jeunesse nous renvoient à la gueule nos propres problèmes...

Les musulmans entre sécularisation et rigorisme

LE MONDE | 19.09.2016 à 10h36 • Mis à jour le 19.09.2016 à 12h17 | Par Cécile Chambraud

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C’est une radiographie des musulmans de France comme il n’y en avait encore jamais eu et qui permet de faire apparaître des réalités derrière les controverses et les conjectures qui ont envahi le débat public. C’est aussi une étude dont les conclusions et les interprétations formulées par ses auteurs prêteront immanquablement à débat. Les données de la riche enquête conduite par l’IFOP à la demande de l’Institut Montaigne frappent d’abord par l’ampleur de l’adhésion (28 %) en France à un islam d’affirmation, critique de la laïcité, d’abord soucieux de la loi religieuse. Il est qualifié de « fondamentaliste » et de « sécessionniste » dans le rapport. Et si la majorité des musulmans ne s’y reconnaissent pas, pas moins de la moitié des 15-25 ans, eux, se rangent dans cette catégorie. Il s’agit donc d’une tendance générationnelle lourde, qui touche les jeunes de manière puissante, dans un paysage religieux par ailleurs très différencié.

Pour explorer ce paysage, les enquêteurs ont posé plusieurs dizaines de questions à un échantillon de 1 029 personnes de 15 ans et plus se disant de confession musulmane (874) ou, sans se dire musulmanes, ayant au moins un parent musulman (155). Cet échantillon est extrait d’un plus vaste de 15 459 personnes. Cette enquête apporte des informations que l’interdiction légale de collecter des données personnelles religieuses – entre autres – rend très difficiles d’accès en France.

Elle permet ainsi d’évaluer la part des personnes de plus de 15 ans se disant musulmanes à 5,6 % de la population globale et à 1 % celles ne se déclarant pas musulmanes tout en ayant au moins un parent musulman, et qui traduisent un processus de « sortie de la religion ». On ne peut pour autant extrapoler précisément le nombre de musulmans vivant en France, souligne Antoine Jardin, ingénieur de recherche au CNRS, qui s’est chargé de l’exploitation des données, car « on ne peut imputer une religion d’appartenance aux moins de 15 ans ». Les musulmans n’ayant pas de parents musulmans, c’est-à-dire les convertis, comptent pour 7,5 % de l’échantillon. Globalement, cette population est plus jeune que la moyenne (avec une moyenne d’âge de 35,8 ans contre 53 ans pour les chrétiens et 43,5 ans pour les sans religion), au point que la part des musulmans monte à 10 % chez les 15-25 ans. Elle est française de naissance à 50 %, par acquisition de la nationalité à 24 %.

Une pratique religieuse plus soutenue

Elle est surreprésentée chez les ouvriers et surtout chez les inactifs non retraités (parmi lesquels les lycéens, étudiants, jeunes à la recherche d’un premier emploi) et sous-représentée dans les classes supérieures du salariat. En dépit de cette origine sociale défavorisée, elle approche la moyenne nationale en termes de niveau de diplôme, même si une fraction importante (40 %) demeure sans diplôme ou avec un niveau inférieur au bac.

Les musulmans ont en commun une pratique religieuse plus soutenue que le reste de la population. Même si 30 % ne vont jamais dans une mosquée et si 30 % n’y vont qu’à l’occasion des principales fêtes, 31 % s’y rendent au moins une fois par semaine. La pratique de la prière est encore plus fréquente car elle est observée par des fidèles n’ayant pas une fréquentation assidue de la mosquée. Ainsi, la moitié de ceux qui ne vont dans un lieu de culte que pendant le ramadan observent les cinq prières quotidiennes, ainsi que 45 % de ceux s’y rendant moins souvent.

Deux éléments apparaissent comme de véritables marqueurs de l’identité musulmane, pratiquante ou non, tant ils sont partagés. Il s’agit d’abord de la viande halal, consommée exclusivement par 70 % d’entre eux et occasionnellement par 22 %. L’attachement à cette pratique conduit huit musulmans sur dix à estimer que les enfants devraient pouvoir manger halal à l’école.

8 sur 10 contre le niqab

L’autre marqueur est le voile. Quelque 65 % des musulmans de confession ou d’ascendance se disent favorables au voile et 24 % sont favorables au port du voile intégral, les femmes étant un peu plus favorables que les hommes dans l’un et l’autre cas. Cette approbation n’entraîne pas nécessairement une pratique : les deux tiers des femmes disent ne pas porter le voile, tandis que 35 % le portent, soit toujours (23 %), soit en dehors de leur lieu de travail ou d’étude (7 %), soit rarement (5 %).

Lire aussi : Grand imam, redevance sur le halal, cours d’arabe : les propositions de l’Institut Montaigne

L’opinion sur le port du niqab est un marqueur générationnel. Les plus de 40 ans y sont très nettement opposés (8 sur 10), tandis que cette pratique obtient un avis favorable de 40 % des moins de 25 ans. C’est aussi le cas d’autres sujets. Si une majorité des enquêtés répond oui à la question : « En France, la laïcité permet-elle de pratiquer librement sa religion ? », plus d’un cinquième répond non, proportion qui monte à près de 40 % chez les moins de 30 ans. En revanche, la polygamie, dont l’interdiction est considérée comme normale par 75 %, ne trouve pas un écho différencié selon l’âge. Mais les jeunes sont plus nombreux que la moyenne (deux personnes sur trois ne considèrent pas que l’on devrait pouvoir exprimer sa foi au travail) à être favorables à la manifestation du religieux au travail. Enfin, si un tiers des enquêtés refuse de faire la bise à une personne de sexe opposé ou de se rendre dans une piscine mixte, 92,5 % acceptent de se faire soigner par un médecin de sexe opposé (85 % des femmes) et 88 % serrent la main d’une personne de sexe opposé.

A travers le traitement statistique des réponses, les enquêteurs ont identifié six catégories partageant un même système de valeurs construisant leur rapport au religieux. Ces groupes s’étagent des personnes les plus éloignées de la religion, favorables à la laïcité, ne formulant aucune revendication d’expression religieuse dans la vie quotidienne, à ceux ayant une vision plus engagée, présentant « des traits autoritaires », c’est-à-dire « favorables à des normes sociales non discutables », selon la définition d’Antoine Jardin, souvent favorables au port du niqab, à la polygamie, critiquant la laïcité.

Islam identitaire des jeunes

In fine, soutiennent les auteurs, ces catégories pourraient être résumées en trois groupes. Le premier, représentant 46 % des musulmans de foi ou d’ascendance, regroupe les personnes n’ayant pas ou peu de revendications d’expression religieuse dans le quotidien et plaçant la loi de la République avant la loi religieuse tout en conservant une pratique religieuse très supérieure à la moyenne nationale. Le rapport les qualifie de « soit totalement sécularisées, soit en train d’achever leur intégration dans le système de valeurs de la France contemporaine ». Ils sont qualifiés de « majorité silencieuse ».

Le second groupe, représentant un quart de l’effectif, se trouve dans une situation intermédiaire, avec une forte pratique, souvent favorable à l’expression de la religion au travail mais ayant intégré la laïcité. Le troisième groupe, ces 28 % cités auparavant qui ne considèrent pas que « la foi appartienne à la sphère privée », est majoritairement favorable à l’expression de la religion au travail et conteste la laïcité. Le rapport de l’Institut Montaigne qualifie ce système de valeur de « clairement opposé aux valeurs de la République », de « sécessionnistes ». « L’islam est un moyen pour eux de s’affirmer en marge de la société », affirme la note.

A travers cette classification, on voit se dessiner une double polarité au sein de la population musulmane, dont l’étude souligne qu’elle est étrangère à tout communautarisme. L’une, la plus nombreuse, « s’inscrit dans un système de valeur et dans une pratique religieuse qui s’insèrent sans heurts dans le corpus républicain », deux tiers de l’échantillon jugeant que la laïcité permet de vivre librement sa religion. L’autre, très présente chez les jeunes générations, fait de la religion un élément structurant de son identité, valorisant les pratiques qu’il lui associe, parfois en opposition avec la loi (niqab).

C’est, au-delà des signes nombreux d’insertion de l’islam dans la société dont témoignent ces données, la signification et la portée sociale de cet islam identitaire des jeunes générations, cette sorte de « nouvelle fierté islamique » dont parle l’Institut Montaigne, qui est aujourd’hui au cœur des interrogations.

Cécile Chambraud
Journaliste au Monde

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 11:25

Migrants : par-delà les peurs, une chance pour l’économie française

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11:43 (Il y a 1 heure)

Migrants : par-delà les peurs, une chance pour l’économie française

LE MONDE ECONOMIE | 19.09.2016 à 11h15 | Par Audrey Tonnelier

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« Les flux de migrants sont positifs pour les économies des pays d’accueil. Notre plus grand défi, c’est leur intégration. » En commentant le rapport 2016 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) « Perspectives des migrations internationales », Angel Gurria, son secrétaire général, a donné le ton.

Ce rapport devait être dévoilé lundi 19 septembre lors de la « réunion de haut niveau pour gérer les mouvements massifs des réfugiés et des migrants », qui se tient à New York entre chefs d’Etat et de gouvernement en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Lire aussi : Intégration des migrants : le grand écart européen

Alors que la crise des migrants a mis à mal la cohésion européenne et multiplié les surenchères populistes nationales, la question de l’impact économique des migrations – qu’elles soient pour des raisons économiques, humanitaires ou familiales – demeure brûlante. La France n’est pas en reste. Craintes pour l’emploi, angoisses sécuritaires sur fond de menace terroriste, rejet dans les villes censées accueillir des réfugiés… La défiance persiste, les doutes se multiplient.

Malgré le chômage, « des besoins non pourvus »

Pourtant, les chercheurs ne sont pas alarmistes. « L’effet de l’immigration sur le marché du travail ou les finances publiques est extrêmement faible », assure El Mouhoub Mouhoud, professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine.

Et ce, même en période de chômage de masse. « Même dans une économie avec 10 % de chômage, il y a des pénuries d’emplois. Le marché du travail n’est pas homogène », relève M. Mouhoud. Selon l’OCDE, 28 % des entrées en emploi dans des professions dites en déclin (artisanat…) sont le fait de migrants, contre 15 % pour les professions en croissance, plus qualifiées.

« L’immigration répond à des besoins non pourvus », souligne Jean-Christophe Dumont, chef de la division des migrations internationales à l’OCDE.

En matière fiscale aussi, « les migrants contribuent en général plus en impôts et cotisations sociales qu’ils ne perçoivent de prestations individuelles », indique M. Dumont. Un argument à relativiser pour la France, qui compte davantage d’immigrés âgés issus d’arrivées plus anciennes. L’effet chez nous est seulement neutre.

D’autant que les migrations récentes tranchent avec le profil du réfugié peu éduqué : 40 % des migrants syriens ont fini leurs études secondaires et 15 % leurs études supérieures.

Effets importants au niveau local

Si les économistes sont sereins sur le sujet, pourquoi reste-t-il aussi inflammable ? « Ceci est en partie dû au sentiment que les flux migratoires sont très élevés et que les pays ont perdu le contrôle sur la gestion de ces flux », estime le rapport de l’OCDE.

En 2015, les pays développés comptaient 4,8 millions de nouveaux migrants permanents (ayant obtenu un droit d’installation dans un pays), un record depuis 2007. Mais c’est seulement 0,4 % des populations de ces Etats.

La France a enregistré l’an dernier 73 500 demandeurs d’asile, issus majoritairement du Soudan, de Syrie et du Kosovo. Un plus haut historique qui correspond à… 0,1 % de la population. Et encore, cette augmentation s’explique-t-elle essentiellement par l’effort des autorités pour convaincre les immigrés de demander l’asile en France plutôt que de continuer leur route jusqu’au Royaume-Uni.

Autre explication à la peur de l’immigré : « L’impact de la migration n’est pas le même pour tout le monde », note Stefano Scarpetta, directeur de la division emploi, travail et affaires sociales à l’OCDE. Les immigrés se concentrent presque toujours dans des zones urbaines spécifiques, souvent les plus défavorisées.

Les effets au niveau local peuvent donc être beaucoup plus forts qu’au niveau national, aggravant des problèmes structurels et d’infrastructures en matière de logement, de transports ou d’éducation.

« Intégrer 12 000 personnes [l’objectif du gouvernement pour évacuer les réfugiés de Calais], soit à peine plus de 100 personnes par département, ce n’est rien ! Mais la question ne se pose évidemment pas en ces termes », admet M. Dumont. « On ne peut pas décider d’une répartition sur la base du nombre de places d’hébergements sans prendre en compte les perspectives d’emploi », abonde M. Scarpetta.

Lire aussi : Angela Merkel fait face à une Allemagne qui doute

De fait, même pour les économistes, tout n’est pas idyllique.

Distinguer court et long termes

C’est peut-être là le nœud du problème : en matière d’immigration, il faut distinguer court et long termes. Et raisonner en termes d’investissement. Contrairement à un migrant économique, qui trouve un emploi dès son arrivée, un réfugié constitue initialement un coût. « Mais ce coût peut être compensé par une meilleure qualification et une productivité plus élevée si l’on met en place une véritable politique d’accueil », note M. Mouhoud. Apprentissage de la langue, reconnaissance des compétences, scolarisation des enfants : autant de clés qui permettent d’accélérer l’intégration des migrants et de multiplier leurs chances de contribuer à l’économie.

Les « bons élèves » en la matière, selon l’OCDE ? La Suède ou le Canada. La France, elle, reste à la traîne. « Si les immigrés avaient, par âge, sexe et niveau d’éducation, le même taux d’emploi que les natifs, le gain fiscal serait de plus d’un demi-point de PIB. Investir dans l’intégration est rentable ! », martèle M. Dumont.

Lire aussi : « L’émigration des talents favorise la croissance »

Selon lui, la France manque d’une politique d’intégration à long terme, par exemple en impliquant les employeurs pour aider les migrants à décrocher un premier emploi. Plus profondément, regrette M. Mouhoud, « nous restons incapables d’avoir un débat rationnel sur l’immigration. Tous les problèmes structurels de la société française sont ramenés à cette question ». Et d’évoquer les lacunes de la politique d’aménagement du territoire, la crise des banlieues…

A sept mois de l’élection présidentielle, cette situation a malheureusement peu de chances d’évoluer.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 14:41

PCF-

Motion déposée par le groupe Communiste Front De Gauche à l'Assemblée de Corse.

REUNION DES 6 ET 7 SEPTEMBRE 2016

MOTION

- DEPOSEE PAR : M. Dominique BUCCHINI AU NOM DU GROUPE « ELU(E)S COMMUNISTES ET CITOYENS DU FRONT DE GAUCHE »

- OBJET : POLITIQUE AGRICOLE.

___________________________________________________________________

CONSIDERANT la nécessité de disposer d’une production agricole qui garantisse la souveraineté et la sécurité alimentaire,

CONSIDERANT que l’alimentation doit répondre aux besoins humains et non aux objectifs de rentabilité financière des spéculateurs,

CONSIDERANT que vouloir vivre dignement de son travail est légitime,

CONSIDERANT qu’augmenter les salaires, revaloriser les pensions et porter le SMIC à 1700 euros c'est répondre à l’exigence de rendre du pouvoir d'achat aux ménages populaires,

CONSIDERANT qu’une juste rémunération du travail paysan et des salariés agricoles est la condition du développement de l'emploi agricole et de l’agriculture,

CONSIDERANT que l'agriculture familiale et paysanne permet de garantir une alimentation de qualité, nutritive et gustative à tous,

CONSIDERANT qu’il s’agit d’engager la transition écologique de
l’agriculture et la création de circuits courts de distribution et de commercialisation,

CONSIDERANT que l’efficacité des Politiques Publiques Agricoles
implique de planifier la production, de réguler les marchés (calendrier d'importation),de préserver le foncier, de soutenir les exploitations et filières les plus fragiles,

L’ASSEMBLEE DE CORSE

DEMANDE au gouvernement d’agir pour :

 Le blocage des prix des denrées alimentaires de base (lait viandes, pain, fruits et légumes) sur le ticket de caisse.

 L’arrêt des importations abusives qui pillent les productions locales et détruisent l'environnement.

 L’obligation d'indication d'origine des produits agricoles et de la mer, transformés ou non.

 L’encadrement des marges de la grande distribution et la mise en place d'un coefficient multiplicateur antidumping.

 La tenue d’une conférence annuelle sur les prix agricoles et alimentaires et la juste rémunération des petits agriculteurs et des ouvriers agricoles

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 07:41

Roger Grévoul

10 h ·

Contribution au débat sur la candidature aux présidentielles
Pour un pacte d’engagements communs,
la gauche a besoin d’une candidature communiste
Frédéric Boccara, membre de l’exécutif national du PCF, fédération des Hauts-de-Seine Jacky Hénin, membre du CN du PCF, fédération de la Somme
Pierre Lacaze, membre du CN du PCF, fédération de la Haute-Garonne
Christian Picquet, membre de l’exécutif national du PCF, fédération de la Haute-Garonne Marine Roussillon, membre de l’exécutif national du PCF, fédération de Paris
Les grands axes de propositions pour la France énoncés par Pierre Laurent dans son discours de clôture à l’université d'été des 26, 27 et 28 août derniers à Angers constituent une base de rencontres entre le PCF et tous ceux qui, à gauche (forces politiques, syndicales et associatives), cherchent une alternative aux politiques d'austérité, et pour élaborer un pacte commun en vue des élections présidentielle et législatives.
Oui, un travail collectif est nécessaire et possible pour que, en lien avec les exigences de contenu dictées par la profondeur de la crise et par les prochaines aggravations qui s’annoncent, soit recherché un candidat commun pour la prochaine élection présidentielle dans une démarche de rassemblement portant à la fois sur cette élection et sur les législatives. Et cela en respectant les forces organisées, au lieu de prétendre s'émanciper des partis afin d'endosser le costume de « l'homme providentiel ». Poursuivons notre stratégie de rassemblement en l’ancrant mieux encore sur les contenus et en la rendant audible et repérable.
Le Parti communiste peut et doit jouer un rôle irremplaçable dans ce travail. Parce qu’il peut mettre à disposition des idées nouvelles, des propositions précises qui concrétisent la cohérence alternative nécessaire, en liaison avec l'expérience de ses élus, avec le mouvement social et avec un engagement militant au service des luttes dans une visée de transformation sociale.
Son apport est indispensable pour faire mentir tous ceux qui cherchent à faire se résigner le « peuple de gauche » à l’idée qu’il y aurait « deux gauches irréconciliables ». Ils préparent, de fait, une recomposition centriste de la gauche française vers un parti démocrate à l'américaine. Une configuration dont l'objet serait de sauver le capitalisme en butte à une crise qui exige, au contraire, son dépassement vers une autre société, une autre civilisation. On aboutirait à une bipolarisation entre ce « parti démocrate », flanqué d'une extrême-gauche isolée, dépourvue de toute crédibilité, sans prise sur le réel, et « Les républicains » flanqués d'une extrême droite d'autant plus puissante que lui seraient abandonnées les couches populaires souffrantes et humiliées.
Aussi, nous alertons sur la tentative de marginalisation du PCF orchestrée par les médias et par différents candidats autoproclamés à l'élection à présidentielle, dont Jean Luc Mélenchon.
La présence du PCF et des idées communistes dans la construction du rassemblement est d’autant plus vitale que les signes d’une redoutable aggravation de la crise globale surgissent : Brexit, reprise des attentats, extension de la pauvreté et de la précarité, débat public empoisonné par l’exploitation des thèmes racistes et « identitaires » ou nationalistes, risques d’une nouvelle crise financière encore plus grave et plus mondiale. Ceci alors que la politique extérieure comme la politique sociale, économique et environnementale du gouvernement
atteignent des niveaux inégalés d’irresponsabilité et d’inconséquence car elles sont mises au service de la croissance des profits et de la domination des marchés financiers. La France doit porter une voix forte au service de la paix et d’une autre mondialisation, solidaire.
Les discours néo-libéraux de droite comme de gauche n’offrent aucune issue réelle. Ils ne portent aucune proposition capable d’améliorer les conditions de vie des gens, car ils excluent délibérément ce qui serait nécessaire pour sécuriser la vie et l'avenir de chacun-e : changer l'utilisation des profits, des fonds publics et du crédit. Ils cherchent, au contraire, à aggraver les divisions et fractures du « tous contre tous » pour consolider la domination du capital, accentuer les délégations au sommet des appareils politiques et développer une culture de guerre.
Face à cet agenda, ni les postures de sauveur suprême, ni les discours généraux dénonçant l’argent et la finance, même avec virulence, ne font le poids, car ils esquivent la lutte concrète pour conquérir des pouvoirs sur l’argent : où ? pour faire quoi ? avec quels moyens institutionnels ? Ils ne peuvent mener qu’à de nouvelles impasses. L’heure est à construire des mobilisations et des points d’appui pour maintenant et pour après. Le commun ne se décrète pas, il s’élabore. Et c’est cela qui peut rassembler largement à gauche.
Pour contribuer au rassemblement, le PCF doit, comme le congrès en a décidé le principe, mettre un candidat à disposition du processus collectif visant à faire converger, vers un socle et un candidat communs, tous ceux qui refusent de se résigner au scénario annoncé.
Non pour ajouter une candidature de plus à gauche, mais parce qu’il y a des contributions que le PCF est le seul à pouvoir apporter pour permettre ce rassemblement de la gauche et le fonder autour d'une alternative radicale et crédible. Nous ne pouvons nous contenter d’être les arbitres, ou les porteurs d’eau de tel ou tel ; notre proposition ne sera entendue et respectée que si nous pesons nous-mêmes dans le débat par un candidat mis à disposition, tout en veillant à laisser ouverte jusqu’au bout la possibilité d’un rassemblement autour d’une candidature encore plus large. Cette présence libérerait les énergies militantes communistes et faciliterait cette dynamique unitaire. Ceci y compris dans la perspective des législatives, élections à deux tours et où le besoin d’une cohérence nationale est fort, les députés se prononçant sur des lois nationales.
Il ne faudrait pas qu’en tardant davantage les communistes finissent par être placés devant des choix, sur le programme comme sur le candidat ou sur les législatives, qui ne seraient pas partagés.
Pierre Laurent semble le mieux positionné pour être cette personnalité mise à disposition du rassemblement. Autrement, ce pourrait être l’un ou l’une de nos camarades élu-es (jeune ou moins jeune) qui ont fait leurs preuves en défendant la population de leur territoire ou dans la bataille parlementaire, notamment contre la loi El Khomri, tout en portant des idées radicales et rassembleuses.
Affirmer plus vite la présence d'une candidature issue du PCF dans le processus collectif que nous avons décidé en Congrès auquel nous souhaitons donner plus de chance, c’est aussi une condition pour que les communistes puissent exercer leur choix en toute clarté, comme ils sont appelés à le faire pour la conférence nationale du 5 novembre.

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 16:39

Vous voulez être entendus. Comme nous, vous en avez assez de voir la parole populaire méprisée, ignorée, trahie.

Le Parti communiste lance une grande consultation citoyenne dans le pays pour débloquer la situation. Pour avoir un grand débat public, faire émerger les exigences populaires, ouvrir des solutions face à la crise. Un grand débat pour donner votre avis sur la France, l’Europe, le monde.

Nous avons tous un bout de la solution. Vos exigences, exprimées et rassemblées doivent former un mandat populaire à rendre incontournable. Donc, à vous d’écrire la politique, à vous la parole !

Le questionnaire, proposé à 500 000 personnes dans le pays est un point de départ. Vos réponses seront synthétisées au niveau national et rendues publiques.

Je fais entendre ma voix

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