Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 16:14

Un scandale financier, nous appelons à un rassemblement (PCF)

Le Tribunal administratif (TA) de Bastia vient de condamner la CTC (le contribuable) à verser 85 M€ à la compagnie low cost Corsica Ferries France (CFF). En matière de scandale financier on peut difficilement faire mieux.

A l’acharnement procédurier des dirigeants de la compagnie contre le service public s’ajoute la complicité de l’Etat et de la Commission européenne enclins à tout céder dans cette optique.

Non seulement CFF a bénéficié 10 ans durant de la subvention d’aide sociale (180 M€) considérée comme illégale par la Cours des comptes mais de surcroit elle serait récompensée d’avoir attaqué la CTC sur ses choix d’organisation de la desserte de service public en 2001 en 2007 et en 2013.

Cette gabegie financière de l’aide sociale n’a jamais été remise en cause. Pourtant elle a dopé la concurrence déloyale, sous pavillon de complaisance, depuis le port le Toulon au détriment des délégataires SNCM et CMN attributaires de la DSP sur Marseille.

L’objectif visé par la CFF a été atteint dans ces conditions. Désormais elle est en situation de monopole sur le service de passagers et peut, toujours à sa convenance, écrémer le trafic marchandises.

Par conséquent, il serait incompréhensible que les dirigeants de CFF ne renoncent pas à l’exécution du jugement du TA et dans la cas contraire que la CTC ne s’oppose pas, en faisant appel de ce jugement,  à ce qui serait alors un hold-up sur les contribuables.

Dans tous les cas nous appelons à un rassemblement devant le siège de la Compagnie face au port de Bastia le mercredi 1er mars à 11 heures.

Michel Stefani

image
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 12:44
  • Pour le changement, un pacte pour une nouvelle majorité de gauche
  • Adresse du Parti communiste au peuple de France
  • Vous êtes des millions à vouloir tourner la page d'un système politique réduit à l’impuissance et rongé par les forces de l’argent. Vous êtes des millions à être en colère contre des politiques dures pour les faibles et faibles contre les puissants, contre toutes les discriminations, contre une finance qui détruit tout dans notre pays, de l’emploi aux relations humains les plus précieuses.
  • Vous voulez pouvoir intervenir et décider sur tout ce qui concerne votre vie, votre travail. Une victoire de la droite ou de l’extrême droite aux élections de 2017 précipiterait le pays vers plus de misère, d’arbitraire et de division. Marine Le Pen veut faire régresser la France en l’entraînant dans le sillage du sinistre Donald Trump. François Fillon veut liquider la Sécurité sociale et tous nos services publics. Emmanuel Macron veut étendre la logique de l’ubérisation libérale à tous les domaines de la vie et du travail. Nous ne voulons pas de ces années noires pour notre pays.
  • C’est pour éviter ce désastre que nous les communistes, nous voulons lors des élections présidentielle et législatives de mai et juin prochains, faire gagner la gauche : une gauche qui reconstruise une grande politique de justice, d’égalité et de paix. Une gauche qui engage une politique de lutte efficace contre le chômage, les inégalités et la pauvreté, de sécurisation de nos vies, de droits nouveaux pour les salariés et les citoyens.
  • Nous ne voulons pas la politique qui nous a tourné le dos ces cinq dernières années en emboîtant le pas aux forces libérales. La gauche que nous voulons, c'est celle qui s’est battue contre la loi Travail, contre le projet de déchéance de nationalité, qui se bat pour l’avenir des services publics, qui peut ouvrir un nouvel avenir de progrès à la jeunesse.
  • Il y a quelques mois, cela paraissait irréaliste. Aujourd’hui, la présence au second tour de l'élection présidentielle d'une candidature porteuse de ces combats et la constitution en juin d'une majorité de gauche et écologiste paraissent à nouveau possibles. C’est ce pourquoi nous nous battons depuis un an : nous n’avons pas présenté de candidat communiste à l’élection présidentielle pour le permettre. Nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, dont le programme est le plus proche du nôtre, avec cet objectif.
  • Ce qui doit être au cœur de tout, c'est un pacte de majorité, clair et transparent qui se donne les moyens du changement.
  • Voilà pourquoi nous appelons les candidats et les forces de gauche à intensifier leurs discussions jusqu'à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France.
  • Nous voulons élire en mai un président de gauche, en juin une majorité de députés de gauche à l’Assemblée nationale, qui appliquera une politique de rupture avec l’austérité. Au sein de cette majorité, élire des députés communistes et du Front de gauche bien plus nombreux qu’en 2012. Et surtout, il faudra rester mobilisés et vigilants avant, pendant et après les élections, comme lors du Front populaire face au grand patronat, à la droite et à l’extrême droite.
  • Nous communistes, nous proposons que ce pacte comporte :
  • ► une 6e République qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l'élu-e, des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France, le récépissé contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l'avortement.
  • ► un programme de relance sociale avec l’abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation, l'augmentation des salaires, des minimas sociaux et des pensions, la diminution du temps de travail, la retraite à 60 ans, une nouvelle ambition pour la Sécurité sociale, avec un retour progressif vers un remboursement de tous les soins à 100 %.
  • ► un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines : petite enfance, éducation, culture, sports, santé, logement, emploi.
  • ► la création d'un ministère de plein droit pour l'égalité femmes-hommes et le renforcement des dispositifs contraignants pour l'égalité salariale et professionnelle.
  • ► la lutte contre toutes les discriminations, qu'elles soient liées à l'origine, à la confession, à l'orientation ou l'identité sexuelle, la maladie ou le handicap.
  • ► la lutte contre la finance avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, avec la nationalisation de BNP-Paribas et de la Société générale.
  • ► un plan de bataille pour la France en Europe avec la remise en cause du traité budgétaire européen et un plan d'investissement financé par la BCE. Il servirait en France à la lutte contre l'exclusion et la pauvreté, à l’investissement massif pour les services publics, au logement pour tous et aux collectivités locales.
  • ► un plan cohérent de nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans toutes les filières utiles au développement humain s'appuyant sur un effort recherche développement conséquent, de transition écologique avec un mix énergétique renouvelables-nucléaire sous contrôle public, de développement d’un nouveau modèle agricole.
  • Nous proposons à tous les candidats et toutes les forces de gauche de discuter ces propositions. Le Parti communiste demande pour cela à les rencontrer.
  • Dans le même mouvement, nous vous proposons donc à tous, sans attendre le jour ultime du vote, de multiplier les luttes sociales, les rencontres publiques de terrain, les débats sur les réseaux sociaux, de lever un immense forum citoyen pour faire entendre de toutes les manières possibles cette exigence d’union et d’engagement autour d’un pacte capable de changer vraiment la vie.
  • Nous ouvrirons à toutes les forces de gauche notre prochaine rencontre nationale le 28 février à la Bellevilloise à Paris sur le thème : « L'ennemi, c'est toujours la finance ».
  • Nous proposons que se tienne dans les plus brefs délais une grande rencontre de débat public pour un pacte de majorité à gauche avec les candidats et les forces qui les soutiennent. De nombreux citoyens le souhaitent. Pour notre part nous y sommes prêts.
  • À l'heure du dépôt des parrainages pour l’élection présidentielle, il faut avancer vite. Nous appelons également tous nos concitoyens à se mêler sans attendre des élections législatives. L’heure est à la mobilisation partout. Là aussi, les communistes et leurs candidats appellent au rassemblement pour garantir les moyens du changement espéré par nos concitoyens.
 
 
J’aimeAfficher plus de réactions
Commenter
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 12:31

Avec Macron, le capital peut dormir tranquille

(Olivier Dartigolles)

Le programme économique d'Emmanuel Macron, présenté ce jour, en dit long sur la détermination du candidat des puissances de l'argent – sur ce point, François Bayrou avait vu juste - à dépecer l'Etat social et les politiques publiques de solidarité. De quoi Macron est-il le nom ? D'un vieux projet porté par les forces patronales les plus réactionnaires du pays dont l'objectif est de mettre la main sur le pouvoir politique et la puissance publique pour des intérêts privés.

 

Après avoir annoncé il y a quelques jours la suppression des actifs financiers du calcul de l'assiette de l'ISF, Emmanuel Macron se montre encore plus obséquieux que Fillon vis-à-vis des marchés financiers et de l'Allemagne de Merkel et Schaüble. Il faut dire qu'il les connaît bien. Comme secrétaire général adjoint de l'Elysée au début du quinquennat Hollande, c'est lui qui conduisait la délégation française pour ne pas renégocier le Traité budgétaire européen. Il s'applique donc aujourd'hui, avec le respect des 3 % de déficit, les 120.000 postes de suppressions de fonctionnaires et 60 milliards de baisse dans la dépense publique, à envoyer le message d'une France acceptant une austérité toujours plus aggravée.

 

Avec Macron, le capital peut dormir tranquille et même faire de très beaux rêves. Le bon élève coche toutes les cases les unes après les autres : la flexibilisation du marché du travail, la baisse des cotisations patronales de 6 points financée en partie par une hausse de la CSG, une pression autoritaire exercée sur les demandeurs d'emploi. Par contre, on ne trouve absolument rien pour changer le comportement des banques et la politique monétaire.

 

Le meilleur chemin à prendre pour ne pas avoir Macron/Bayrou face à Marine Le Pen est un rassemblement des forces de gauche et écologistes sur des solutions fortes, dont la mise en œuvre dès le début d'une prochaine mandature permettrait un vrai changement. C'est pourquoi le PCF propose d'en discuter le 28 février lors d'une rencontre publique dont le thème sera : « l'ennemi , c'est toujours la finance, prenons le pouvoir sur les banques » ;

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 10:24
SOUS LE MASQUE LISSE DE MARINE LE PEN :

SOUS LE MASQUE LISSE DE MARINE LE PEN :

Le FN est depuis sa création lié aux organisations les plus dures de France et d’Europe : figures de la collaboration, Gud, skinhead, nostalgiques du IIIème Reich, Néos nazis. L’arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti n’a rien changé à cela. Il est temps que le traitement de faveur réservé qui lui réserve certains médias cesse et que le véritable visage du FN soit dévoilé sur la scène publique.
Voici Quarante ans de liaisons ininterrompues entre le Front national et les organisations d’extrême droite les plus radicales de France et d’Europe à travers cinq clichés.

1- Décembre 1977 Jean- Marie Le Pen, le grand-père et fondateur du parti, au coté d'Alain Robert, fondateur du Groupe union défense (GUD), syndicat étudiant particulièrement violent.(à gauche) et de l’ancien collaborationniste Roland Gaucher (responsable des jeunesses nationales populaires entre 1942 et 1944, (au centre)
2- Marine Le Pen, la fille et actuelle présidente du parti, au coté de l’ancien Waffen SS, Franz Schönhuber

3- En 2006 Marine Le Pen, la fille et actuelle présidente du parti, entourée de deux militants néo-nazis : Le premier (à gauche) arbore fièrement un t-shirt sur lequel le sigle du parti hitlérien NSDAP apparait, le second (à droite) porte un autre t-shirt dont le logo est composé d’une tête de mort et d’une croix gammée…

4- -Début 2012 Marine Le Pen, la fille et actuelle présidente du parti, lors d’un bal organisé par des nostalgiques du IIIe Reich à Vienne ((partis nationalistes autrichiens, corporations interdites aux juifs…).

5-Fin 2012, Marion Maréchal-Le Pen, la petite-fille et actuelle députée du parti , lors de la soirée du 40ème anniversaire du Front national est entourée de membres de groupes radicaux d’extrême droite comme le leader du GUD Edouard Klein (accroupi sur la droite) ou encore une figure du mouvement skinhead Baptiste Coquelle (au centre de l’image et portant un casque SS sur l’image en médaillon)

L’image contient peut-être : 8 personnes, nuit et mariage
L’image contient peut-être : 2 personnes, nuit et costume
L’image contient peut-être : 1 personne, debout et intérieur
L’image contient peut-être : une personne ou plus, mariage et nuit
L’image contient peut-être : 12 personnes, personnes debout et intérieur

Isaline Amalric Choury a ajouté 5 photos.

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 10:17
 
Hors série Fidel castro
 
Croisière 100 ans révolution octobre
 

Patrick Le Hyaric. "Face au danger, sursaut collectif !"

Dimanche, 26 Février, 2017
Humanité Dimanche
L'éditorial de Patrick Le Hyaric dans l'Humanité Dimanche. Nous avons ici trop souvent alerté sur les dangers de la montée continue de l'extrême droite pour, à presque soixante jours du scrutin présidentiel, sonner le tocsin. En effet, de partout nous parviennent des témoignages du danger qui se présente, mesuré par toutes les enquêtes d'opinion, plaçant la candidate de l'extrême droite en tête du premier tour.
Des forces importantes se sont agitées depuis des années afin qu'elle devienne un pivot de la vie politique, un repoussoir qui pousse nos concitoyens à toujours choisir un prétendu moindre mal qui n'est rien d'autre que l'acceptation des canons de l'orthodoxie économique et budgétaire, doublée de reculs sociaux. La promotion de M. Macron est l'autre versant du piège
tendu. Et, depuis des semaines déjà, le ronron médiatique susurre qu'il ne resterait plus qu'une question pour l'élection présidentielle. Qui de M. Macron ou de M. Fillon affrontera la cheffe de l'extrême droite au second tour ? Les candidats de gauche sont mis hors jeu d'office.
La France n'a besoin ni du sosie féminin de Trump en pire, ni du liquidateur de la Sécurité sociale, ni de l'ultralibéral ubérisateur.
 
Autrement dit, l'élection présidentielle serait prise en otage ! Et l'immense majorité de nos concitoyens qui, de manière diverse, souhaitent des changements susceptibles d'améliorer leur vie, de faire reculer le chômage, de réindustrialiser le pays, de conjurer le réchauffement climatique, de revitaliser nos campagnes ou encore de changer ce système politique moribond, n'auraient plus de véritable candidat pour le dire dans les urnes. Il est vrai que le total des voix de la gauche reste trop faible. C'est aussi le résultat inquiétant de ce quinquennat qui a renié les valeurs progressistes en mettant en oeuvre une politique à l'opposé des engagements pris en 2012. Une des conséquences de ces abandons a précisément été la montée de Mme Le Pen. Et ceux qui portent une part de responsabilité dans cette situation voudraient en faire le point de départ de toutes les réflexions d'avant vote !
Si des choses ont bougé positivement avec la victoire de Benoît Hamon lors des primaires socialistes, il n'en reste pourtant pas moins que le candidat socialiste est loin de rassembler l'électorat qui s'était retrouvé sur François Hollande il y a cinq ans. Nombre de ces électeurs lui préférant M. Macron ou l'abstention. Curieusement, personne n'évoque cette division de l'électorat socialiste. C'est pourtant elle qui handicape la gauche tout entière. Cela ne peut être résolu par quelque accord de coin de table. Que la direction du Parti socialiste pense pouvoir dépasser le problème en siphonnant des électeurs de Jean-Luc Mélenchon n'est pas le meilleur choix pour garantir une rupture avec la politique menée depuis cinq ans.
Le problème n'est pas d'organiser des vases communicants à gauche mais de gagner au vote des électrices et des électeurs qui, pour l'instant, ont l'intention de s'abstenir. Leur abstention donne automatiquement de la force à l'extrême droite. L'un des moyens de libérer le pays de l'angoisse de ce second tour annoncé serait de créer les conditions de la mobilisation de celles et ceux qui attendent des propositions audacieuses pour un changement de gauche. Cela implique d'impulser, d'organiser le débat à gauche pour un projet transformateur. Les citoyens doivent redevenir maîtres du jeu et se faire entendre. Leur désir d'union est très important. Le Parti communiste l'a pris en compte très tôt en choisissant de ne pas ajouter une candidature issue de ses rangs à celles déjà annoncées. Ses adhérents ont fait le choix de soutenir Jean-Luc Mélenchon avec l'ambition de contribuer à faire évoluer le rapport de forces du côté du monde du travail, de la création, de l'écologie politique dans une démarche qui favorise le rassemblement là où, aujourd'hui, dominent les divisions. Le faire avec audace, créativité et détermination nous semble être le chemin le plus efficace et utile pour que l'emportent de nouvelles majorités présidentielle et législative, par addition de leurs diverses composantes et non par leur soustraction.
La France n'a besoin ni du sosie féminin de Trump en pire, ni du liquidateur de la Sécurité sociale, ni de l'ultralibéral ubérisateur qui veut supprimer toute règle du travail et détruire les services publics. Notre pays et l'Union européenne réclament une nouvelle ère du progressisme, inséparable d'un élan démocratique à nul autre pareil. Les élections présidentielle et législatives doivent d'urgence impulser un vaste débat public, associant le plus grand nombre de citoyens possible, dans la perspective d'un pacte de progrès social, démocratique, écologique, féministe, antiraciste, feuille de route démocratiquement rédigée pour une nouvelle majorité de gauche authentique à l'Assemblée nationale. Il s'agit bien de créer une dynamique qui additionne des forces plus importantes pour chacune des composantes, capables d'y parvenir parce qu'associant différences et volonté unitaire, à l'image des femmes et des hommes qu'il s'agit de rassembler pour l'emporter et ensuite réussir.
Cela implique un réveil démocratique collectif et beaucoup de discussions partout, du plus petit village à l'usine, au bureau, à l'école, dans le quartier, pour tracer ensemble les chemins capables de mobiliser et de ressusciter l'espoir.
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 17:51

Avec Macron, c’est tout pour les patrons

Vendredi, 24 Février, 2017
Humanite.fr
Pour Emmanuel Macron, ce sont les salariés un peu mieux payés que les smicards et les retraités aux pensions moyennes qui paieront un surplus de CSG. Photo : Patrick Kovarik/AFP
Pour Emmanuel Macron, ce sont les salariés un peu mieux payés que les smicards et les retraités aux pensions moyennes qui paieront un surplus de CSG. Photo : Patrick Kovarik/AFP

Deux jours après avoir obtenu le soutien de François Bayrou dans la course à l’Elysée, Emmanuel Macron a accordé un entretien aux Echos des 24 et 25 février. Même s’il est toujours difficile de voir clairement de quelle manière le candidat d’En Marche fera marcher l’économie, on devine néanmoins que son seul but est de précariser ceux et celles dont le travail la fait tourner.

Dans ce qu’il appelle « un plan d’investissements publics de 50 milliards durant le quinquennat, en plus du soutien à l’investissement privé », Emmanuel  Macron dit que « 15 milliards seront consacrés à la transition écologique, y compris en accompagnant, comme à Fessenheim, les territoires ». Ce qui semble vouloir dire, au détour d’une phrase, qu’il fera vite fermer la centrale nucléaire de Fessenheim sans jamais l’avoir annoncé clairement. Macron promet 60 milliards d’euros d’économies et vise d’abord « 25 milliards d’économies sur la sphère sociale. Et par 15 milliards sur l’Assurance maladie » dit-il avant d’ajouter ceci : « ensuite je réaliserai 10 milliards d’économies sur l’Assurance chômage grâce aux réformes structurelles. Le taux de chômage peut raisonnablement atteindre 7% en 2022 », affirme-t-il sans toutefois montrer comment, si ce n’est en expliquant ceci beaucoup plus loin, presqu’à la fin de ce même entretien : « il y aura une décentralisation des négociations sociales : c’est la loi qui définira l’ordre public social, les entreprises et les branches pourront y déroger par accord. Il faut assumer davantage de flexibilité, je n’ai pas peur du mot, pour adapter notre droit au travail aux mutations en cours. Ensuite, une réforme de l’UNEDIC permettra d’aller vers une assurance-chômage universelle de la même manière que l’assurance maladie est universelle», dit-il.

Avec Macron, toujours plus pour la grande distribution

Il reste à savoir ce que couvriront l’assurance-chômage et l’assurance-maladie universelle à la sauce Macron. Car loin avant cette tirade, le candidat d’En Marche évoque l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés en ces termes : « Je rappelle d’abord la suppression des cotisations salariales maladie et d’assurance chômage, mesure qui sera complètement financées par la CSG, sauf pour les petites retraites, et qui rapportera 250€ de plus par an à une personne au SMIC ». Dit autrement, ce sont les salariés un peu mieux payés que les smicards et les retraités aux pensions moyennes qui paieront un surplus de CSG pour alimenter un coup de pouce de 20€ par mois au SMIC. Car, bien que volontairement confus à bien des égards, cet entretien accordé au quotidien Les Echos est clair quand il s’agit de servir les patrons. Qu’on en juge : « La transformation du crédit impôt compétitivité emploi en allègement pérenne de cotisations s’opérera dès 2018, et représentera  6 points de charges en moins au niveau du SMIC jusqu’à  2,5 SMIC (…) Pour supprimer les dernières charges au niveau du SMIC, nous ajoutons un allégement de 4 points de sortie à 1,6 SMIC. » Pour dire les choses plus clairement que ne le fait Macron, prenons le cas des grandes enseignes de la distribution comme Carrefour, Leclerc, Auchan, Casino et autres. Elles ne créent aucune richesse mais pressurent leurs fournisseurs qui sont des producteurs de valeur ajoutée d’un bout à l’autre de l’année. Elles garderont avec Macron à l’Elysée ces 6 points de réductions de charges patronales au titre de ce qu’est le CICE d’aujourd’hui sur presque tous les salaires qu’elles versent à leur personnel. Elle obtiendront en plus 4 points de réduction supplémentaire sur les salaires jusqu’à 1,6 SMIC. Voilà qui constitue un double encouragement pour embaucher du monde à moins de 1,6 SMIC afin de tirer tous les salaires vers le bas, quitte à abuser du temps partiel et de ne tenir aucun compte des niveaux de qualifications.

Avec Macron, les salariés et les retraités paieront à la place des patrons

Comme cela ne lui suffit pas, Macron prend soin d’ajouter dans cet entretien : « Par ailleurs, le taux de l’impôt sur les sociétés sera ramené à 33,3% à la moyenne européenne, c'est-à-dire 25% sur le quinquennat». Là encore, se sont les salariés et les retraités qui paieront à la place des patrons. A ce propos, relire aujourd’hui le « Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française » rédigé en 2008 par Emmanuel Macron au nom de la commission Attali et à le demande de Sarkozy et Fillon permet de voir à quel point le rapporteur y mettait tout et son contraire. Ce qui a grandement facilité la mise en place de la Loi de modernisation économique (LME) que les distributeurs utilisent depuis plus de huit ans pour piller les fournisseurs de matières premières que sont devenus les paysans.

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 16:57
source:Humanite.fr
 
 
 

« Il y a une exigence d’unité et une exigence d’engagements »

Vendredi, 24 Février, 2017
Humanite.fr
Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon lors d'un point presse après leur rencontre ce midi. Photo : Twitter
Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon lors d'un point presse après leur rencontre ce midi. Photo : Twitter

Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon ont exposé ensemble, vendredi leur « bonne volonté » et leur « forte exigence » à gauche.

Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent apparaissent côte à côte devant la presse, vendredi 24 février après avoir déjeuner ensemble. A quelques pas de la gare de l’Est, à Paris, le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle et le secrétaire national du PCF font le point sur la campagne et la situation à gauche, au lendemain de l’accord entre Europe Ecologie Les Verts et le Parti socialiste, Yannick Jadot se retirant au profit de Benoît Hamon.

La marche du 18 mars pour une VIe République, événement majeur de la campagne

Pierre Laurent commence par rappeler leur volonté commune de faire « de la grande marche du 18 mars pour une VIe République un événement majeur de la campagne présidentielle ». Très vite, les deux responsables politiques sont interrogés sur une possible entente de la gauche pour 2017. « Jean-Luc Mélenchon a écrit à Benoît Hamon. J’ai publié une adresse qui rappelle notre exigence de garanties fortes pour une véritable politique de changement », expose Pierre Laurent. « Je m’adresse à Hamon avec bonne volonté. Nous voulons parler, mais nous voulons des garanties. Les gens ont besoin de comprendre », poursuit Jean-Luc Mélenchon, avant d’ajouter : « la meilleure garantie pour que le programme soit appliqué, c’est moi. » « Il y a une exigence d’unité et une exigence d’engagements clairs. Nous ne cessons de multiplier les gestes de bonne volonté, enchaîne Pierre Laurent. Mais le ralliement ne fait pas partie de la culture des communistes. D’ailleurs, nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, sans l’avoir rallié, car nous avons des objectifs communs pour ce pays. La question d’un marchandage pour la présidentielle et les législatives, nous ne la posons pas comme les Verts et le PS. C’est le programme qui m’intéresse et des engagements clairs qui m’intéressent par dessus tout ».

Pierre Laurent : "s’il y a un rencontre à gauche bien sûr que le PCF sera à la table"

Encore « sous le choc de l’Emission politique d’hier soir », dont , sur France 2, et « soufflé » par l’accord entre Hamon et Jadot, car le texte final « n’a pas été vu », le candidat de la France insoumise rappelle sa disponibilité pour échanger sereinement avec les socialistes et les écologistes. Après cet échange et un au revoir, Pierre Laurent est de nouveau interrogé par la presse. « Il y a un an, je me battais pour que les choses avancent à gauche et tout le monde tournait le dos. Mais je suis tenace. On avance pas à pas. Il y a un an, j’ai demandé que l’on commence avec le programme au lieu de commencer par les candidatures. Mais si on peut tomber d’accord sur contrat politique aujourd’hui, tant mieux. C’est la seule chose qui compte. S’il y a un rencontre à gauche bien sûr que le PCF sera à la table. Mais il faut des garanties. Les Français ont un doute et ils ont raison. François Hollande déjà avait promis le changement et dès le lendemain de son élection il a fait machine arrière. Peut-on mener une politique de gauche demain sans reprendre le pouvoir sur les banques ? Non. Un accord suppose donc des garanties fortes. »

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 15:45
BONNES LECTURES:Sans domicile fisc

Sans domicile fisc

Alain et Éric Bocquet

L’un est député-maire, l’autre sénateur-maire, tous deux dans le Nord. Les frères Alain et Éric Bocquet, communistes, ont éprouvé, notamment par l’intermédiaire des lobbys qui les représentent, la puissance de ceux qui refusent toute législation visant à limiter l’évasion fiscale : les multinationales, les riches actionnaires et leurs experts. Ces derniers ont même inventé une expression désormais célèbre, l’« optimisation fiscale », plus distinguée que la simple « évasion », mais tout aussi coûteuse pour les finances publiques. Comme le résume parfaitement le titre, l’argent n’a pas de patrie — ce que rappelle Jean Ziegler dans sa préface. Ces mille et une entourloupes représenteraient un manque à gagner de 60 à 100 milliards d’euros en France, et de plus de 1 000 milliards en Europe. Les deux élus en décortiquent les mécanismes et avancent une série de propositions.

Maud Pascal

Le Cherche Midi, Paris, 2016, 288 pages, 17,50 euros.

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 14:36
REMUE-MENINGES:Haro sur Mélenchon

Haro sur Mélenchon !

par Jack Dion Directeur adjoint de la rédaction de Marianne

 

 

 

Haro sur Mélenchon !
Le tort du fondateur du Parti de gauche ? Avoir osé refuser la russophobie ambiante dans un long billet de blog. Trop long sans doute pour ses adversaires qui n'acceptent que ce qui est conforme à leur propre "pensée"...

Le Mélenchon bashing est devenu un sport très prisé dans l’univers politico-médiatique, au point que l’on finirait presque par s’y habituer, comme on s’habitue aux giboulées de mars ou à la neige à Noël. Dernier exemple en date : la prise de position du coleader du Front de gauche sur l’assassinat de l’opposant russe Boris Nemtsov. Celle-ci lui a valu un procès en sorcellerie de la pire espèce, menée par ses ennemis déclarés, ses vrais faux amis politiques et une cohorte de Fouquier-Tinville de sous-préfecture.

Certes, comme à son habitude, Jean-Luc Mélenchon n’y est pas allé avec le dos de la cuillère à bortsch. Mais est-ce une raison pour le clouer au pilori de l’infamie ? Pour qui sait lire, l’essentiel de son (long) propos vise à refuser une russophobie ambiante décuplée par l’affaire ukrainienne, dans laquelle il voit un risque de dérive guerrière périlleuse. Certains ont réduit ce propos circonstancié à une diatribe anti Nemtsov fantasmagorique doublée d’un hymne à Poutine imaginaire.

 

On ne pardonne pas à Mélenchon de ne pas monter à cheval pour partir en campagne de Russie

En vérité, on ne pardonne pas à Mélenchon de ne pas monter à cheval pour partir en campagne de Russie. On ne tolère pas ses incartades à l’appel aux armes. Car il faut bien mesurer la somme des inepties qui s’écrivent depuis quelques jours après l’assassinat de Nemtsov. On se croirait parfois revenu au temps de l’URSS et de la guerre froide, avec Poutine dessiné en clone de Staline et les chars russes prêts à passer le Rhin en direction de Paris.

  1. Nemtsov était à peine abattu que des fins limiers, à Paris, désignaient d’un doigt accusateur le président russe. On veut bien que ce dernier soit capable de tout, mais il n’est peut-être pas assez idiot pour faire tuer l’un de ses opposants sous ses fenêtres. Ou alors il est totalement fou.

Mélenchon a eu l’impudence de ne pas reprendre cette antienne baroque. Résultat : il a eu droit à des accusations aussi farfelues que déplacées. On l’a traité au mieux de naïf, au pire de complotiste, voire d’agent de Moscou se lavant les mains du sang versé. Mediapart est allé jusqu’à l’accuser « de cracher sur le cadavre » de Nemtsov. Or Mélenchon s’est juste insurgé de voir un « cacique elstinien » transformé « en ange de la liberté ». Se demandant s’il était nécessaire d’en rajouter à ce point, il posait cette simple question : « Ne suffit-il que cet homme ait été assassiné pour déplorer sa mort ? »

Ce n’est pas la première fois que Mélenchon est soumis à ce régime spécial. Quoi qu’on pense de ses analyses et de son discours, il est de ces personnages qui dérangent par leur aptitude à parler haut et fort, sans forcément respecter les usages en vigueur dans les salons. Par le passé, Philippe Séguin ou Jean-Pierre Chevènement ont eu droit à des traitements similaires, destinés à remettre des esprits divergents dans le droit chemin.

Mais que serait la démocratie si elle devait se réduire à l’eau tiède et à la parole molle

  
  
 
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 14:11

Un scandale financier, nous appelons à un rassemblement (PCF)

Le Tribunal administratif (TA) de Bastia vient de condamner la CTC (le contribuable) à verser 85 M€ à la compagnie low cost Corsica Ferries France (CFF). En matière de scandale financier on peut difficilement faire mieux.

A l’acharnement procédurier des dirigeants de la compagnie contre le service public s’ajoute la complicité de l’Etat et de la Commission européenne enclins à tout céder dans cette optique.

Non seulement CFF a bénéficié 10 ans durant de la subvention d’aide sociale (180 M€) considérée comme illégale par la Cours des comptes mais de surcroit elle serait récompensée d’avoir attaqué la CTC sur ses choix d’organisation de la desserte de service public en 2001 en 2007 et en 2013.

Cette gabegie financière de l’aide sociale n’a jamais été remise en cause. Pourtant elle a dopé la concurrence déloyale, sous pavillon de complaisance, depuis le port le Toulon au détriment des délégataires SNCM et CMN attributaires de la DSP sur Marseille.

L’objectif visé par la CFF a été atteint dans ces conditions. Désormais elle est en situation de monopole sur le service de passagers et peut, toujours à sa convenance, écrémer le trafic marchandises.

Par conséquent, il serait incompréhensible que les dirigeants de CFF ne renoncent pas à l’exécution du jugement du TA et dans la cas contraire que la CTC ne s’oppose pas, en faisant appel de ce jugement,  à ce qui serait alors un hold-up sur les contribuables.

Dans tous les cas nous appelons à un rassemblement devant le siège de la Compagnie face au port de Bastia le mercredi 1er mars à 11 heures.

Michel Stefani

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article